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Un jour ordinaire pour un homme ordinaire

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Shinobi of SLBET

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Comme chaque jour, le réveil sonne à 5h00 du matin.
Pour moi qui suis un couche-tard, le réveil est difficile. Je reste quelque minute au lit jusqu’à ce que Isabelle (mon épouse) me bouscule doucement pour me faire réaliser qu’il est temps de me lever si je ne veux pas rater mon train.
Je reste quelques secondes assis au bord du lit avant de enfin me diriger vers la salle de bain sans oublier de tirer les draps du lit pour les remettre comme il faut. (Je ne peux pas oublier car Isabelle me le rappelle à chaque fois).
J’ouvre le robinet « eau chaude » de la baignoire en grand et je laisse couler l’eau quelques instants pour que la température de la douche augmente. (Peut-être un moment un peu trop long car je me laisse envahir à nouveau par la torpeur du sommeil).
Après avoir réalisé mon état, je régule la température en manipulant les robinets puis en attendant que la chaleur soit idéale, je me brosse les dents.
Enfin je rentre dans la douche. Je régle le pommeau de douche sur brumisation pour ressentir cette sensation agréable de l’eau qui ruisselle doucement sur ma peau.
Pour le coup, cette douche me réveille complètement et je suis maintenant bien alerte.
Une fois lavé, je m’habille et je prends mon petit déjeuner rapidement. D’habitude, je me contente de quelques biscuits que je glisse dans mon sac et que je mange dans le train mais aujourd’hui, j’ai envie d’un chocolat chaud avec du pain beurré à la confiture de fraise. J’arrive tout de même à finir mon en-cas matinal en moins de quinze minutes ce qui me laisse le temps de finaliser ma préparation pour partir à temps pour avoir mon train à l’heure.
Dans le train, je tente de m’assoupir quelque instant pour profiter de ces quarante minutes de répits avant mon arrivé au travail.
J’arrive au laboratoire après mes trentes minutes de marche après l’arrivée du train.

Il est 8h00, mes collègues sont déjà au café et je les rejoints pour parler d’anecdotes sur l’actualité et autres sujets. L’ambiance est agréable. Nous travaillons ensemble pour une entreprise pharmaceutique qui fabrique des médicaments contre diverses maladies.

Une fois le café avalé et les courtoisies envers chaque collègues, il est temps de se mettre au travail.

Je m’installe à mon bureau, j’allume mon ordinateur et je travaille sur mes dossiers.
Mes tâches consiste à fournir tous les documents nécessaires à la fabrication de nouveaux médicaments à partir des dossiers finalisés de recherche de nos chercheurs en biologie moléculaire.
Le temps de traitement d’un dossier est une semaine environ.
Ce dossier se décompose en trois phases :
* la phase de définition du produit : pendant cette étape, je rentre la liste et la quantité des produits de fabrication dans le logiciel de gestion de l’entreprise puis je rédige la procédure à suivre par l’opérateur pour réaliser le médicament.
* la phase de test : je décris les tests à réaliser dans un document pour s’assurer que la formule du produit correspond au attente.
* La phase d’industrialisation : elle est réalisée une fois seulement que le médicament à obtenu l’aval de tous les organismes de réglementation (AFFSAPS, FDA, etc.) il faut reprendre la méthodologie de fabrication du produit pour permettre qu’il soit fabriqué en grande quantité.
Bien sûr, je travaille sur plusieurs dossiers en même temps, ainsi la semaine de travail sur un dossier se divise en plusieurs périodes qui peuvent s’étaler sur plusieurs mois.

Ce jour justement, je vais devoir finaliser la dernière phase d’un dossier, la phase d’industrialisation d’un médicament contre l’obésité. J’estime que j’aurais finis ce dossier sûrement demain matin.
Je m’attelle à cette tâche.

Mes collègues et moi sommes placés dans un grand openspace qui regroupe plusieurs services. Chacun a tout de même son bureau qui lui est attribué.
Nous déplorons cette organisation qui comporte plusieurs désavantages.
Il y a quelques années, chaque service avait son propre bureau qui compter au maximum dix personnes.
Maintenant nous sommes une centaine à travailler dans le même espace.

L’ambiance entre collègues se doit d’être studieuse afin de ne pas déranger les autres services. De plus, les responsables hiérarchiques sont tous proches de nous, séparés seulement par une demi cloison de 1m50.

Pendant que je suis affairé à mon dossier, Claude (un collègue) m’interpelle pour me prévenir qu’il est midi et que nous devons aller manger.
En effet, la matinée est déjà terminée bien que je ne me sois pas rendu compte du temps passé.

Ce midi, nous avions prévu de manger entre collègues au restaurant pour arroser le départ de François qui va partir travailler dans une autre entreprise.

Nous nous suivons tous jusqu’au restaurant. C’est un restaurant asiatique qui sert des buffets à volonté.
Une fois installés à une longue table pour accueillir notre groupe d’une douzaine de personnes, nous commandons notre apéritif.
Je me laisse tenter par une bière d’origine japonaise ainsi que la moitié de mes collègues présents.
C’est la première fois que je mange dans ce restaurant et je compte bien goûter à un maximum de plats.
Je commence par un plat à base de choux avec des sushis au saumon et un rouleau de printemps.
Puis je poursuis avec « un wok » (plat cuit devant moi à partir des ingrédients que j’ai sélectionné au préalable). Je me suis arrangé pour mettre un peu de chaque élèments proposés.
Si une serveuse ne m’avait pas prévenu, je m’apprêtais à mettre, dans mon « wok », des ingrédients réservés normalement au dessert comme de la poudre de cacao, des fragments de spéculos et du « rice crispies » (céréales sucrées que l’on mange généralement au petit déjeuner avec du lait).
Youssef (un de mes collègues) est témoin de ma méprise et je redoute un peu qu’il en parle au autres pour se moquer de moi (qui suis une peu honteux) mais il n’en fait rien.
Après ce plat de résistance, je comptais me resservir un plat salé mais mon estomac me fait déjà ressentir une sensation de satiété. Je me contente donc juste de me servir un dessert.
Après le repas et avoir partagés la note du repas, nous retournons tous au travail.
L’après-midi se passe sans imprévus bien que la concentration au travail soit difficile dû à la digestion un peu lourde.
À 17h30, j’ai finis ma journée de travail et je rentre chez moi en commençant par trente minutes de marche qui me mêne à la gare pour prendre mon train.
Dans le train, je m’assoupis comme au trajet de l’aller.
J’arrive à la maison approximativement à 19h30.
Les enfants Daniel et Claire m’accueille avec leur cris de joie car Isabelle venait de leur annoncer que nous allions manger à « Mac Do ».
Nous sortons donc en voiture pour aller manger.
Pendant le repas, les enfants vont jouer dans la structure de jeu du restaurant.
Nous rentrons ensuite chez nous et nous couchons les enfants.
Nous restons, Isabelle et moi, quelques minutes devant la télévision en discutant avant d’aller tomber dans les bras de Morphée, bien installé dans notre lit.

PRIX

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Eddy Bonin · il y a
Toutes mes voix d'encouragement.
N'hésitez pas à en faire de même si, seulement, ma nouvelle vous plait :) Un voyage au Japon en 3 minutes chrono : https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/une-main-tendue-4

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Chantane · il y a
bon moment de lecture
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Borodine Thomas · il y a
Une manière de présenter son horaire de la journée? Très astucieux... Je vous donne deux voix. Merci de voter pour mes 2 textes en concours
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/priere-dun-foetus-1
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/un-pere-noel-etranger

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Felix CULPA · il y a
Un texte qui sort de l'ordinaire, pour lequel je vote ! Je vous invite vers l'extraordinaire :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-droits-de-lame
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-braquage-poetique

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Topscher Nelly · il y a
La routine pour exister. Mes voix.
"Une femme" vous plaira peut-etre ?

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Corinei · il y a
et ? un petit vote je n'ai pas compris
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Pherton Casimir · il y a
Un très beau texte... Bonne chance à vous ! Je vote...
Je vous invite à me supporter https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/friendzone Friendzone, une très belle histoire.
Bonne et Heureuse Année à vous !

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