Survole pour survivre

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La pie est voleuse parait-il. Cela tombe bien. Je ne suis pas une pie. Moi c’est Jack. Ce n’est pas pour autant que je l’ai trouvé le haricot magique. Déjà si je pouvais trouver un haricot ordinaire à me mettre sous la dent, je serais bien content.
Enfin trêve de bavardage, ne caquetons pas plus longtemps et revenons à notre histoire. Lui, le grand c’est Bob. Mais bon, ça ne veut rien dire chez les oiseaux. Depuis que je suis né, nous vivons dans un arbre du jardin de la maison de cette vieille dame. Une humaine bien sûr. Croyez-moi, c’est une réserve de nourriture très appréciable. Enfin bon, ça c’était avant comme dit la chouette à lunettes qui vit dans le 3ème arbre à gauche. J’ignore son prénom mais je vous promets qu’elle n’est pas intéressante. Enfin bref, revenons à nos moutons. Justement c’est une famille de berger qui vient de s’installer en face à la place de la vieille dame.
Hier je suis allé, comme à mon habitude, récupérer de la nourriture dans le grenier avec des amis. Mais c’était différent.

« Chéri tu es sûr que c’est une bonne idée d’aménager le grenier ?
- On en a déjà parlé de trop nombreuses fois, oui, oui et oui. Qu’est-ce qu’on pourrait en faire d’autres ? »

Je voletais tranquillement pour aller récupérer cette fameuse nourriture. Hop, un piqué vers la vieille fenêtre, je contourne la poutre, droite, gauche, droite, gauche, gauche et... Fini. Sa vie est finie, heureusement que je n’étais pas le premier de la file. Mais cela reste traumatisant. Que faisait ce gros pot à cet endroit ? Et je ne vous parle même pas de ces gestes partout, dans tous les sens, rendant la zone impraticable. Les murs sont recouverts de bande. De bande de couleur. C’est étrange car tellement différent du paysage habituel.
Cela fait maintenant plusieurs mois que je ne mange plus beaucoup. Cette abondante réserve de nourriture auquel j’étais habitué est de l’histoire ancienne. Les bergers ont coupé tous les arbres du jardin pour au final les entasser dans des grands abris construits en bois. Je ne les comprends pas.
Bob, le grand costaud dont je vous ai déjà parlé est parti habiter loin. Il a peut-être raison.
Cette famille nous a volé notre maison, la vie de certains d’entre nous et pourtant je les entends encore répéter : «  Tu vois fils, il faut se méfier de ces oiseaux, il ne pense qu’à eux et volerait ta nourriture jusqu’à t’affamer si ils le pouvaient »
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