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Surréaliste

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Fabien Magarelli

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De toutes nos aventures libertines, il y en a une qui reste étrange et drôle. Chaque fois qu’on s’en remémore les moments les plus improbables, nous sommes pris de fous rires avec ma femme.

Nous avons rencontré ce couple, comme beaucoup d’autres, sur la toile. Après une discussion courte et concrète, nous concluons que nous sommes compatibles, tant sur le plan physique que cérébral. Nous convenons d’un rendez-vous la même semaine.
En arrivant chez eux, nous sommes accueillis cordialement. Les photos que nous avions vues les mettaient à leur avantage, surtout elle, elle n’a pas le même rayonnement en vrai. Non pas qu’elle soit fade, mais il a y quelque chose de moins ; ça doit être le filtre « Snapchat ».

C’est là que les choses deviennent incongrues, Nous discutons tous les quatre, de choses sans intérêts, comme pour briser la glace ; elle fut épaisse cette glace. Les bavardages sur des sujets plus insipides les uns que les autres s’enchainent. Jusqu’à ce qu’on évoque nos expériences de libertinages. Normalement, avec ce sujet, les esprits sont censés s’échauffer, mais non, cette fille, notre hôte, est si bavarde qu’elle coupe toute possibilité d’insinuer la moindre allusion qui pourrait faire déraper la situation en relations sexuelles entre adultes consentants.
Avec l’autre homme, nous parvenons finalement à déshabiller les femmes pour le plaisir de nos yeux, nous les rejoignons dans la nudité avec plaisir. Mais une nouvelle discussion sans intérêt tombe au beau milieu de nos corps nus ; il ne faudrait surtout pas que la température monte trop. Je débranche mon cerveau et n’écoute plus les mots inutiles qui sont prononcés à un débit agaçant. Je me touche pour obtenir une érection, tout seul ; aucun jeu de séduction, plus le temps, on va passer à l’action directement. Ma femme me prend en bouche sous les yeux de nos hôtes, il apprécie le spectacle et elle se rallume une cigarette ; au moins la quinzième en une heure ; oui, elle ne fait pas que parler non plus. Je rêve de la faire taire en enfonçant mon membre dans sa bouche et jusqu’à sa gorge ; mon agacement est réel. Elle finit par ramper vers moi, une fois que son homme se vit entrepris par la bouche de ma femme. Avec tous ces mots prononcés, je ne suis pas étonné de l’habileté de sa langue autour de mon vît. Le brouhaha des mots est remplacé par de délicats claquements de langues et de bouches qui s’ouvrent et se referment sur des sexes masculins en excitation.

Mais, elle n’en a pas fini de sa logorrhée, chaque fois qu’elle change de partenaire, elle débite des conneries inintéressantes. Je m’arrange pour qu’elle suce le plus possible, la bouche pleine, elle est supportable. Comme je suis un gentleman, je ne garde pas le plaisir que pour moi, j’entreprends de la lécher. Son goût ne correspond pas à ce que je peux supporter dans cette position ; je préfère celui de ma femme. Je me lève et miraculeusement, plutôt que de fumer ou parler, elle s’approche de moi et continue d’utiliser sa langue à bon escient sur ma virilité. Je lui glisse à l’oreille que je vais la prendre. Elle répond avec un en train de gamine qu’on emmène au manège. J’enfile un préservatif et m’insère en elle, après quelques va-et-vient, elle demande à changer de position pour une levrette. Je suis bon prince, je m’exécute. Elle se penche tant que mon sexe est plié à l’entrée de son vagin. Ma femme adorée qui reçoit du sexe oral de qualité ; à en voir son visage ; lui dit de se redresser un peu. À peine le fit-elle, que je me suis frayé un chemin au plus profond d’elle, ses gémissements ne se sont pas fait attendre ; sa voix m’est agréable pour la première fois depuis...
Je ne sais pas vraiment en fait. Je ralentis la cadence et comme si elle ne sentait rien, elle s’est mise à détailler à haute voix le tatouage qui se trouve sur le bras de ma chère et tendre. Me sentant insulté, je la défonce autant que possible, je la baise de rage. Au moins, elle se tait, mais je suis venu un peu vite avec cet emballement. Comme je ne perds pas mon érection, je continue, pour qu’elle la ferme le plus longtemps possible. Quand elle commence à pouvoir parler, j’annonce la fin du coït, elle a l’air de s’en foutre. Une fille très étrange. Je regarde ma femme prendre son pied sous les assauts de cet amant qui parait doué ; aidé par un membre assez exceptionnel.

Malheureusement, il n’y a pas eu de second round sexuel, mais les discussions ont repris jusqu’à notre départ. Un bourdonnement, voilà comment je pourrais résumer cette soirée. Elle ne fut pas mauvaise, mais agaçante.
Nous ne reverrons jamais ce couple si sympathique soit-il. Il n’y a eu que du sexe, sans séduction ni rien qui donne envie d’y retourner.
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