Sueurs froides

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"La seule personne à laquelle tu dois te comparer est celle que tu été dans le passé" "En faisant briller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant" Je rêve  [+]

Image de 2020
Image de 11-14 ans
Il est seul. Dans sa chambre. Dans son lit. Seul.
Soudain, un bruit.
Le vent, se dit-il, j’ai dû laisser la fenêtre entrouverte.
Un courant d’air passe sur ses pieds nus et s’engouffre sous la porte fermée.
Elle s’ouvre violemment. Il se lève et va voir à sa fenêtre. Elle est close. Il veut appeler ses parents. Il se ravise. Il ne veut pas passer pour le gosse qui a besoin de papa maman parce qu’il a peur. À treize ans, on se gère tout seul !
Il se recouche et commence ses exercices de respiration, comme lui a appris sa psy quand il était petit. Maintenant, il ne la voit plus. Mais il continue les exercices lorsqu’il est stressé. Ça ne marche pas toujours. Mais au moins, il essaie. Il ferme ses yeux et se tourne du côté de la porte de sa chambre. Elle s’est rouverte ! Il sort précipitamment de son lit et referme vivement la porte maudite. Maudite ?
Alors qu’il veut se recoucher, une main le saisit à la gorge.
Il suffoque. Les yeux exorbités, le cœur battant à mille à l’heure. Il essaye d’arracher la main ; ses doigts n’attrapent que son cou.
À qui était cette main ? Il regarde autour de lui. Il ne voit personne. Il fouille sa chambre. Il ne trouve rien. Il se blottit sous sa couette et attend quelques minutes pour se calmer, sinon, il risque de faire une crise d’angoisse comme quand il avait huit ans. Il ne veut pas revenir à cette époque. Il reste en apnée, et écoute tout ce qui se passe autour de lui. Chaque bruissement le fait sursauter. Les minutes s’écoulent, rien ne bouge. Il finit par sortir de sous sa couverture, se lève, sort dans le couloir et le traverse. Il entre dans la salle de bain, allume la lumière et se regarde dans le miroir. Des marques rouges sont apparues sur son cou. Il est pourtant sûr de n’avoir rien senti quand il a voulu retirer la main !
Alors qu’il ressort de la salle de bain, ses parents l’entendent.
« - Comment se fait-il que tu sois encore debout à cette heure là ?
– Je n’arrive pas à dormir.  »
Son père s’agace et lui crie d’aller se recoucher immédiatement.
Il retourne dans sa chambre. Il ne parvient pas à se rendormir. Malgré lui, il a les sens aux aguets. Minuit sonne. Il ne bouge pas. Il transpire. Son cœur continue de s’affoler. Il a peur de refermer ses paupières. Le temps s’écoule lentement. C’est la plus longue nuit de sa vie !
Le lendemain matin, il est exténué.
À fleur de peau, la moindre remarque suffirait à le faire dégoupiller. Il s’arrange pour ne pas croiser de trop près ses parents. Pas envie d’être questionné. Pas envie qu’on lui prenne la tête.
Il avale son petit-déjeuner en quatrième vitesse, enfile sa veste et ses chaussures. Il ouvre la porte et court jusqu’à son arrêt de bus qui l’emmène au collège.
Lâché devant l’établissement, il monte les escaliers pour rejoindre son cours au premier étage.
Alors qu’il s’apprête à entrer en classe, sans trop savoir pourquoi, il tourne la tête vers le fond du couloir.
Et là, sur le mur, il voit des ongles longs et crochus, presque des griffes. Il reste tétanisé. Ses jambes tremblent. Il n’arrive plus à respirer.
Serait-ce La Main ?!
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