Sucer, lécher et sucer encore

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On dit toujours que les hommes ne pensent qu'à ça... Mais que dire des femmes? Si je devais me référer à moi même pour établir les préférences du genre féminin je dirais qu on ne pense qu'à  [+]

Qu’est-ce qui lui plaisait tant dans le suçage de queues ? Freud aurait bien sûr trouvé l’origine de cet appétit dans de nébuleuses images de sevrage mal digéré. Mais c’eut été des couilles. Nonobstant son goût immodéré pour toute forme de plaisir oral, ce qu’elle aimait par-dessus tout quand elle avait une bite en bouche, c’était la maîtrise de la chose, jouer avec le plaisir de l’autre, lécher son membre lentement, abondamment, de la racine du tronc, juste en-dessous des gonades, jusqu’au bulbe du gland. Puis l’enfourner goulûment. Et sentir un frisson d’extase parcourir le corps de celui qui n’en peut déjà plus. Sentir sa pine se tendre contre ses lèvres et devenir soi-même tellement liquide que tout contrôle disparaisse pour laisse place à la seule injonction du désir.

Elle avait toujours vu le désir chez les mecs. Sans même qu’elle ne doive faire quoi que ce soit. Il suffisait qu’elle soit là, nue ou pas, d’ailleurs, pour que les queues se dressent. Il n’y avait rien qu’elle doive faire pour la susciter, cette tension, et ça l’emmerdait. Prodigieusement. Sucer ces bouts et sentir le désir enfler lui permettait de se dire qu’elle y était pour quelque chose, qu’elle n’était pas qu’un objet de plaisir mais qu’elle avait le pouvoir de se faire sujet, qu’en choisissant le rythme, l’intensité des caresses buccales qu’elle offrait, elle agissait sur le désir et en définitive la nature du plaisir de l’autre.

Qui a dit que sucer un mec c’est se soumettre ?

Aspirer le désir d’un mec c’est au contraire le tenir. Sa vie est dans votre bouche. C’est vous qui décidez.

Bon. Ca, ça marche avec ceux qui ne sont guidés que par leur propre bien-être.

J’en ai rencontré un qui ne fonctionne pas comme ça. J’ai rencontré un homme qui s’excite plus de mon plaisir que du sien. Et ça, c’est une révolution. S’il aime que je le suce, c’est parce qu’il sait que j’adore ça. Mais je ne le tiens pas par là. Je ne le tiens pas par ailleurs non plus pour dire vrai. C’est mon désir qui le tient. Mon désir et mon plaisir. Comme je suis tenue moi-même par son désir et son plaisir.

Comprenez-vous l’ivresse infinie qu’une telle perspective induit ? C’est un champ-contre champ permanent. Une dialectique de l’abyme. Pour l’amener à jouir, je dois être attentive à mon désir, pleinement consciente de ce qui m’apporte du plaisir. Et le partager avec lui.

Quand je le lèche, ce qui le fait surbander ce n’est pas tant ma langue qui court sur son sexe, que l’idée que je me régale de lui. Et le lui dire. Le lui dire, alors !, c’est comme une décharge de foutre dans la gorge, un plaisir immense qui se répand.

On en revient à l’idée de sujet-objet. Mon plaisir est de me soumettre à son désir. Son plaisir est de se soumettre à mon désir. Ainsi, je rêve de me faire prendre par un autre que lui, sachant que son sexe se gorgera à s’en faire exploser, du plaisir de voir mon désir multiplié. Sujet-objet.

L’imaginer dans la bouche d’une autre me procure également de délicieuses sensations. Je veux le voir n’en plus pouvoir. Embrasser sa bouche, savourer la pointe de ses tétons qu’il a sensibles et jouir de l’entendre gémir lorsque, ne pouvant plus se retenir, il se décharge dans la gorge de cette femme qui n’est là que pour lui donner du plaisir. Sujet-objet.

N’est-ce pas ça l’amour véritable ? Jouir du bonheur de l’autre ?

N’est-ce pas ça, l’égalité véritable ? Choisir de se soumettre à celui qui n’a de plaisir que de votre plaisir ?

Dans le prochain chapitre je vous expliquerai comment vouloir être la pute de son mec est éminemment pornolitique. Commencez par finir de vous branler. C’est bon aussi de se faire du bien.
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LecturesErotiques · il y a
Merci pour ce mode d'emploi très précis de la jouissance altruiste!
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