Restons debout, jusqu’à l’impensable.

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Jeune fille de 17 ans, amoureuse de la créativité et de l'écriture, vous partage sa passion des mots à travers des phrases douces et tendres  [+]

Image de 2017
C’était un soir de décembre, un soir où tous les regards s’exposent sur divers scintillements. Tandis que je me promenais au bord de la Loire, je pus enfin t’apercevoir. Il y avait à peine cinq secondes qui me séparaient de toi. Tu étais là, les cheveux volants, debout, face aux mêmes spectacles que moi. Tu portais ta si jolie robe en dentelle, tu étais douce, et ta peau me donnait l’envie de t’apprivoiser. Ta voix, ton mystère m’interpelaient. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de tout t’avouer. Nous étions de simples connaissances, de simples adolescents. Je t’aimais, mais tu me repoussais.
Je suivais le rythme de tes pas, de ta voix lorsque tu étais avec tes amis. Je n’ai jamais été aussi proche de toi pendant ces moments, riant, pleurant, embarrassée, debout. Tu étais tout ce qu’on pouvait m’apporter de meilleur. J’étais cet adolescent, perdu et incapable de dire un mot. J’étais amoureux de toi, de toi ma belle Andréa, mais je n’étais qu’un fantôme pour toi.
Je n’avais d’yeux que pour tes longs cheveux bruns, pour ta silhouette enchanteresse, pour ton visage de déesse. Debout, devant ce bord de Loire, je nous ai souvent imaginés nous faisant des caresses, nous lançant des mots doux, des baisers à l’aveuglette. Avec toi, c’était comme une évidence, tu vois, c’est comme si j’avais ce besoin de te savoir près de moi. Avec toi, c’est différent. Avec toi, je veux des aventures extraordinaires, pleines de maladresse. J’aimerais que ce soir-là, tu te souviennes de nos souvenirs en commun, que tu t’approches de moi et que puisses de nouveau emballer mon cœur en m’accordant quelques mots. Je voudrais de nouveau être libre de t’aimer et d’oublier que je venais de souffrir à travers cet amour interdit.
Je me souviens avant de t’avoir laissé, de t’avoir contemplé de bas en haut, bien avant que je ne tombe six pieds sous terre.
Chaque soir, lorsque le corps où mon âme respire encore, je me remémore l’artiste que j’étais encore. Malgré le fait que je sois parti, tu es restée toi, debout et je sais qu’au fond de toi, tu ne m’as pas oublié et que tu m’aimes même si je suis invisible. Je t’écris ces quelques mots, même si je sais que tu déchireras cette lettre ou que tu la brûleras peut-être.

Ce soir de décembre, tu avais cru m’apercevoir, mais je n’étais que le simple fruit de ton envie. Tu es et tu resteras la plus belle créature que j’ai pu créer à travers ces couleurs impénétrables dans mon cœur. Je t’ai dessinée, devant cette Loire, parce que tu n’étais que mon inspiration. Je ne suis que fantôme et tu n’es qu’inspiration, alors disons-nous adieu. Nos chemins ne se croiseront jamais, je serais toujours à cinq secondes de toi et je ne saurais comment t’aimer plus que cela. Alors, restons debout, jusqu’à l’impensable.
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