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Réseaux sots

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Je pense souvent à tout arrêter, me déconnecter complètement de ce monde virtuel qui nous entoure pour me rapprocher de la réalité et des vrais échanges, pour retrouver l’essence de la vie.
Tous les soirs, en rentrant, je perds mon temps à parcourir mon fil d’actualité Facebook, sans savoir pourquoi, machinalement, et j’en arrive toujours à la même conclusion : je n’ai rien appris, j’ai juste arrêté de penser un instant. Et c’est ce que nous faisons tous, nous avons arrêté de penser, nous contemplons des vies de personne que nous ne connaissons pas, ou très peu, et nous oublions de contempler la notre. On s’oublie, on ne s’écoute plus, on ne se pose plus de question sur nous-même. Qui suis-je ? De quoi ai-je envie ? Qu’est-ce que je ressens ? Suis-je satisfait de ma vie ?
Comment voulez-vous qu’on se comprenne mutuellement alors qu’on n’est pas capable de se comprendre soi-même ?
Plus rien de tout ça n’habite nos pensées, nous nous comparons les uns aux autres, nous cherchons un idéal virtuel, nous nous façonnons une image à travers un écran en espérant avoir l’air heureux alors que nous nous demandons jamais si nous le sommes vraiment. On cherche un but que l’on ne s’est pas défini soi-même, mais qui nous a été dicté par notre entourage, notre environnement. Tout est dans le paraître mais on ne fait plus de choix par rapport à notre instinct. On choisit ce qui est le mieux vu, le plus beau, le plus prestigieux, le plus original, mais on n’expérimente plus la vie telle qu’elle serait si elle était dictée par nos envies. Ou alors on en a l’impression car même nos envies ne nous appartiennent plus, ce sont des illusions d’envies, des idéaux inaccessibles car toujours plus haut. Nous n’avons pas de but, nous ne pouvons pas atteindre de satisfaction intérieure car nous ne savons plus nous contenter, nous vivons dans la hâte, le toujours plus.
On a peur, on a peur de s’écouter, de se laisser aller, de se laisser vivre. On a peur de passer du paraître à l’être. Car on ne sait pas ce que c’est que d’être, on n’a jamais essayé, et dès qu’on commence à se questionner sur notre existence, l’étendue de toutes ces pensées nous effraie, on se sait plus comment faire pour appréhender la complexité de la vie. Alors on reste dans le « droit chemin », pour les autres, pour la facilité, à cause de notre lâcheté commune.
Il en est de même pour moi, puisque je suis actuellement derrière mon écran, à écrire ces quelques lignes au lieu d’agir et de commencer à vivre.
Mais j’ai un autre projet pour le moment, avant d’agir pour moi, je voudrais essayer de secouer quelques cerveaux, et c’est pourquoi j’ai finalement décidé de rester sur les réseaux sociaux mais de changer mon utilisation de ces derniers. Internet est un formidable moyen de tous nous rassembler et d’échanger nos idées, quelques soit leurs portées. Je voudrais, à terme, au travers de mes prochains articles, communiquer ma façon de voir la vie, essayer de proposer un monde meilleur, rapprocher les gens au lieu de les séparer, jusqu’à ce qu’on ait plus besoin de se dire qu’il faut qu’on change ça, qu’on réapprenne à vivre ensemble et qu’on éteigne nos ordinateurs pour aller sonner aux portes de nos voisins. Il faut qu’on réapprenne à s’aimer et à partager. Nous sommes emprisonnés, il est temps d’en prendre conscience et de se libérer de ces chaines que nous imposent la société et le regard des autres. Nous naissons libres, il faut le cultiver. Il faut que chacun se penche sur sa propre existence, dénouer le pourquoi du comment afin de comprendre que tout ce qui nous entoure n’existe pas et que nous n’en n’avons pas besoin. Notre environnement est saturé, ainsi que notre pensée. Nous suivons un chemin déjà tracé à notre naissance. Il faut qu’on prenne un tournant, il faut qu’on fasse un choix, il faut qu’on ouvre les yeux, qu’on arrête d’avoir peur de faire le grand saut.
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