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Racine carré

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Être tout simplement vivant comme les cloches des églises, rire, sourire, aimer et espérer sans rien demander d'autre. Je ne sais pas l'humain lui a l’âge de sa rue.

Parfois enjoué, parfois triste, un arbre sans racine, je vois des cercle la où les têtes sont carré, univers, bleu Horizon, frissons, le large pas les épaules mais la grande eau au sel poivré des cheveux bien marrant des marins, tache d'Océan ou on assoit nos séants sur des fleurs.

Les fleurs sont toutes rouges dans les jardins oubliés, preuve que le passé s'efface à l'encre vermeille. Cœur d'ombre, ambre nos anges s'endorment dans nos automnes sous les arbres sans fruits. Si je pouvais parler, mes mots seraient des vents loin d'ici, près d'ailleurs. Moi aussi je sais l'humain qui a l'âge de sa rue, mais si nous n'écrivons pas notre propre histoire, le hasard ou l'oubli s'en chargeront. Alors de granite je charge mes espoirs et marche même dans la brune ou la brume, persuadé que les vagues d'océan sont à l'autre bout.

Du sommet du sommeil, non ! Dormir parfois est salutaire, effrayé par le cœur humain j'aime être serein et voler sans être prisonnier du temps. Je reçois des cadeaux du ciel, de la déraison, va piano, piano me dit-il ? Et je l'aime Elle, donne-moi des ailes que je monte au sud du point d'interrogation. Donne-moi du temps que le Léon se transforme en prénom, donne-moi le don de recevoir un chrysanthème et y apposer une note de désir, un dernier soupir.

Je ne sais pas si la vie a un sens sauf celle de perdurer disait-il, le cœur sur la main. Le cœur du destin. Parfois on demande des richesses à la providence et ce que l'on reçoit, c'est des regards d'étoiles qui nous tendent la main pour que nous ne soyons plus seuls à contempler la voie lactée. Sourire et rire sont la flamme du cœur qui réchauffe l'âme. Et si le sens de la vie est vraiment de perdurer, allons au bord de la mer voir l'infini et souffler sur l'éternité, paradis, aussi longtemps que l'on ne chante pas seul.

Ami Amour, sans faire la différence oublier un temps les nuages de souffrance, revenir au présent et savourer le jus de pomme, le jeu de paume, exister un instant, une nanoseconde dans le regard de l'autre puis tel un animal sauvage, sentir la peur tel un vent de chagrin et se cacher, enfant sur la couette, chouette de vivre dans un village où la seule peur et de croiser des fantôme, ses racines, pas dentaire, n'est-ce pas, mais ses ancêtres, puis se taire...
Jean-François Joubert et Jocelyn DangaRacine carée
01.02.18
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