Psychanalyse fictive d'une peur inavouée

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Psychologie du personnage  [+]

Le monde crie, les gens se serrent, s'étouffent. Suant massivement sur la rame, Henri s'impatiente. Tout est bizarre dans les rues de Paname.
Apparemment la tune amassée fait s'envoler les cœurs.
Tel un Rastignac, la popularité naît; absurde, indécente, plaisante.
Les contradictions semblent s'aimer dans ce monde sophistiqué.
"Parfois la vie me fait rire"; c'est la petite vielle du dessus qui me l'avait dit. Et on a beau l'appeler la vielle parce qu'elle est âgée, fripée, un peu abîmée en vrai, je peux te dire que sa lucidité ne l'a pas quittée. Après tout c'est bien de rire, c'est charmant, c'est divertissant.
Le mien fut nerveux, légèrement déplacé, cryptique aux yeux des autres.
Un truc de carrément pas habituel sur une rame de métro. Henri était la cause du rictus. Je le regardais et les mots qui me venaient m'exaspéraient; conformisme, narcissisme... la société m'a inquiétée.
Penser tout le temps, trop, peut être pas comme il faut. Dureté de l'âme.
A ce moment précis, j'étais perdue alors j'ai fait quelque chose qui en théorie ne contribue pas à me calmer, mais dans un élan de folie j'ai cru un instant que ça m'aiderait.
J'ai couru - l'air du métro dont on s'empreint tous les jours avait une saveur particulière - avant de trébucher sur ce putain d'objet roulant. Etalée sur le bitume, j'ai compris; ce qui m'insupporte et ceux que je ne supporte sont indissociables de ma petite personne.
Conscience apaisée? Je relevais la tête, plus d'Henri.

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