Pourtant

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j'ai toujours aimé écrire. Depuis 2015, grâce à Nathalie et les ateliers "écrire...& compagnie" je m'amuse et je partage avec d'autres mon amour des mots et de la construction d'un texte, d'un  [+]

Il est temps.
De prendre conscience, d’accrocher les couleurs de la chanson, d’écrire un mot.
Il est temps.
Un credo, un écho qui résonne, que j’entends et lis partout, à la radio, dans les journaux, dans la réclame et les manifestes souvent redondants.
Il est temps, il est temps raisonnent ma tête, mon cœur, mon corps.
Les rires et les chants ne sont plus appropriés.
Je ne suis pas d’humeur, d’humeur sombre non plus d’ailleurs; je suis flottante, je surfe au fil du vent sur le fil du temps.
Excellente défense, base d’un état différencié, d’une écriture automatique, d’une vie sans pourquoi avec plus de comment, moins de réponse et plus de questions.
J’aimerai savoir éviter les affirmations, pratiquer l’autodérision de Cossery, ouvrir la discussion.
Est-il temps de s’asseoir et de penser?
Dehors les gens crient en pelotons serrés, ils veulent revendiquer, exiger, changer.
Dedans je me resserre sur l’ici et maintenant de ce que je peux faire pendant que je le veux encore.
Sans pour autant lui demander de suspendre son vol, inscrire mon temps dans le présent.
Je m’interroge souvent sur ce moment qu’il serait temps de prendre, ce temps du bonheur, ce temps d’aimer, ce temps d’agir, ce temps de la réflexion, ce temps pour soi, au temps pour moi!
Car si le temps est cyclique, cela fait bien longtemps que nous disons qu’il est temps alors à quel instant sera-t-il temps de changer ce tempo?
Faut-il synchroniser nos mouvements, se figer tous en même temps, rester immobiles un long moment et enfin s’arrêter, pour un temps?
Certains nostalgiques parlent de le remonter, comme s’il était cassé, disloqué, mieux auparavant.
Avant quelle heure, quelle ère, quel moment dans l’histoire de l’homme et de ses mythes?
C’était le bon temps, oui, mais c’était quand?
Revenir au temps béni des chasseurs cueilleurs, aux nomades et à l’animisme?
Est-il si tard qu’il en est trop, comment continuer s’il n’est plus temps?
Comment dépasser cette instance et penser aux temps futurs que nous voudrions meilleurs, absolument, tout en espérant qu’en laissant le temps au temps, ça se fera naturellement?
Pourtant à force de le dire, de l’écrire depuis si longtemps sans pour autant modifier nos comportements, nous savons qu’il n’est jamais temps.
Pourtant s’il y a un temps pour tout, autant dire qu’il faut attendre le moment, celui où nous n’aurons plus le temps.
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