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Petite nouvelle inachevée, en morceaux fortement irréguliers...II

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Note aux lecteurs:

Voici donc la suite irrégulière.
Avant que vous ne vous lanciez en cette lecture palpitante qui j'en suis sûr vous hérisse les poils oubliés lors de la dernière épilation volontaire, il est bon de préciser certaines choses qui se veulent utiles à la compréhension de ce fabuleux texte.
Il se peut que le numéro deux de cette nouvelle, Ô combien palpitante, apparaisse en premier sur mon profil...
Donc le deux avant le un. Me suivez-vous ? Pas trop près, merci !
Rassurez-vous âmes sensibles, ce n'est point dû à un dysfonctionnement de vos rétines ou bien à un assouplissement soudain (pour ne pas oser dire amollissement) de vos cerveaux surchargés par les affres du quotidien ou l'édition forcenée et intransigeante de la liste de courses du weekend approchant...
Non et je m'en réjouis, tout va bien pour vous ou presque, bien que vers le fond, là, j'en vois certains qui nonchalamment assurent la stabilité de leurs cervicales avec leurs bras en soutien et qui malgré tout n'empêchent une lourdeur intermittente dans l'une puis l'autre de leurs paupières !
Vous l'avez donc compris, il vous faudra lire le numéro I avant le II.
Si par hasard ce n'était point le cas (ce qui serait fort dommage vu la qualité narrative et le suspense déployé à la première partie...), vous risqueriez de vous demander à juste titre:
Ben, pourquoi qu'y dit ça ?
Ce qui, je dois l'avouer sans torture, est une bonne question à laquelle et malgré moult tourments à chercher une réponse, je n'en ai aucune à vous fournir...

Donc II:

Il faisait assez frais pour un mois de Mai.

L'hiver avait été rude. Un véritable hiver, bien marqué, la neige à Noël, superbe.

Le lac avait gelé et quelques téméraires s'étaient risqués à glisser sans patins presque jusqu'en son centre, malgré les imprécations du vieux Louis.

Vieux Louis, garde-champêtre et célibataire de son officiel état. Il aurait dû depuis longtemps être à la retraite, mais personne n'imaginait la ville sans le vieux Louis.
Au jardin public, les enfants s'amusaient à faire semblant de lui obéir avec de grands: oui Monsieur Louis, bien sûr Monsieur Louis! Et le premier Avril, le dos de sa gabardine kaki devenait un aquarium géant.

Chaque troisième dimanche du mois, il ressortait son tambour rouge et bleu et sur la place de la mairie, roulait de longs ttrriinnttrrintintin à n'en plus finir...
Pourquoi chaque troisième dimanche?
On ne l'a jamais su, mais c'était comme ça et c'était bien ainsi!

Puis le printemps avait bourgeonné tout cela presqu'à la date prévu et le cycle continuait.

Le cycle, le cycle...Ah oui! La pharmacie!


D'abord trouver mon petit bijou...

Ce n'était pas un bijou. C'était une oeuvre d'art, un trésor!

Coupé 504 Peugeot, dessinée par Pininfarina, 6 cylindres en ligne, 12 soupapes, sellerie cuir.

Cette, MA, vieille 504, celle-là même que mon père avait conduit, 252 503 kms au compteur (la 504) était ma foi très bien garée. Preuve en est au besoin que contrairement à ce que d'aucun subodorait, la soirée n'avait pas été aussi chaude que cela.

J'avais mis tapis avec une paire de roi et un as. Las, un brelan de 7 malencontreux avait ruiné tout espoir de victoire et sonné l'heure du départ.

Les poignées chromées scintillaient sous un rayon de soleil bien à propos.

C'était un plaisir à chaque fois renouvelé que de m’asseoir dans cette voiture, déposer mes fesses plus ou moins lasses suivant les circonstances, sur le cuir couleur prune mûre.

Impossible de démarrer immédiatement, sacrilège!

Je posais mes mains sur le volant ivoire trois branches annelé et prenais quelques minutes pour apprécier les formes et arrondis de cette splendeur.

En fermant les yeux, je sentais à nouveau les effluves des Partagas robusto série D n°4 que fumai mon père. Je revoyais les volutes grises qui serpentaient du volant ou du levier de vitesse lorsqu'il serrait entre ses doigts le divin cigare.

L'été, lorsque nous arrivions enfin à la location bord de mer, toujours la même (la galerie sur le toit, bâche bleue, sandows oranges, je sais cela gâche un peu le tableau...), nous avions tous fumé au moins deux Partagas chacun.

Heureusement l'air iodé de l'océan désembrumait rapidement nos bronches.

Maman demandait notre aide pour les bagages et invariablement mon Père disait: laisse les petits s'amuser, la route a été longue. On va faire ça gentiment tous les deux...

Et don ma Mère en faisait les trois quarts, seule.

Bon, la clef dans le neiman, quart de tour vers l'avant.

Ah cette musique!

Mozart dirigeant un orchestre automobilosymphonique de 6 cylindres et 12 soupapes!

La pharmacie était sise (j'aimerais écrire "sisait", je trouve cela joli, mais a pô l'droit!) à un kilomètre et demi de notre domicile si l'on prenait le chemin le plus court et à cinq par le grand tour, celui du square Victor Hugo.

Je pris donc le chemin le plus long.

Mozart oblige.

Et puis ce petit square...



A suivre

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Joëlle Brethes · il y a
Elle a raison, Elisabeth : magne toi le train bon sang [celui (douloureux) de ta chérie est en train de tourner vinaigre !]
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Elisabeth Marchand · il y a
On y est bientôt, à la pharmacie? L'heure tourne...
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Sylvie Franceus · il y a
Là, j'en peux pu... où qu'elle est la suite, Yan ?
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Mila · il y a
On nous fait mariner...
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Flore · il y a
Et dans le square, savez-vous donc ce qu'il y a...(Pour la comptine des enfants c'est pas le square, c'est le bois,) Et il y a ...à quand la suite ?
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Apparemment, qu'elle souffre est un moindre souci. :-))
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Ghislaine Barthélémy · il y a
Bon pour l'instant ça se tient et c'est plutôt bien écrit... très bien même ! C'est vivant et toujours avec ce ton plein d'humour qui donne envie de lire la suite...
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