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Petite nouvelle inachevée, en morceaux bigrement irréguliers...IV

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L’auteur n’est pas plus que cela ravi des remarques de la rédaction ainsi que du positionnement quelque peu intéressé de Germaine (directrice à temps plein de la machine à café) et tient à s'exprimer avec l'impossible retenue que lui impose sa vessie récalcitrante...

"Avant de préciser ici les termes de mon contrat que d’aucun pourrait trouver dispendieux, il serait bon pour vous de lire les parties en amont de la nouvelle...
Certes, outre des avantages en nature plutôt intéressants (tickets de métro en seconde classe, une boisson chaude annuelle au relais du Cheval Perdu à Abbans-Dessus, changement décennale de monture de mes lunettes en faux-croco et surtout, surtout accès VIP au salon des fromages de boucs de Port de Chèvre- Bouches du Rhône-), certes donc, je pourrais ne pas avoir à me plaindre pour ce qui tient de la nature...

Mais pourtant, je ne décolère guère (comme Martin !)

Tel que le disait un ami de longue date :
« Ayans cogneu que je ne tenois compte de leur indiscrete façon de faire et que leurs choleres et artifices ne me pouvoyent divertir du chemin que j'avoye commencé de tenir, [Condé, Mémoires, p. 671]
(Ami qui est quelque peu resté en arrière du monde présent...)

Alors et dans un élan de conciliation suprême et surtout pour être certain de profiter encore cette année de la boisson chaude au Cheval Perdu que nous sert d’une si belle et unique main la charmante Mathurine (ancienne laborantine de son état), je vais ci-dessous poursuivre ma nouvelle en la reprenant là où je l’ai donc laissée, devant la police, un samedi matin...

MAIS !

Que cela soit bien clair, ma colère,mon aigreur,mon éréthisme,mon courroux guyanais,la tempête sous mon crâne encore quelque peu chevelu malgré les années passées à le gratter pour y trouver une quelconque inspiration, subsiste malgré ce temps agréable et délicat qui s’en vient planter sur mes ardoises quelques piques de pluies glaçantes et drues telles des armes d’hast !

Prêts ?

OK, c’est parti et c'est peut-être tant pis pour vous...


IV)

Tiens, les flics! A cette heure, un samedi...

J'abaissai ma vitre.

-Salut Maurice!

Salut, çà va t'y? Tu rent' chez toi ou t'en viens?

-J'en viens, je vais à la pharmacie.

T'es malade?

- Maurice, ce n’est pas parce qu'on sort d'un cimetière qu'on est mort...

Han han...

-Non, c'est pour ma femme.

Elle est pas malade non plus alors?

-Ben si justement!

Mmmm...


Maurice, comment dire, c'était Maurice!

Il n'aurait jamais dû être policier municipal et qui plus est dans sa propre ville, sans l'appui d'un oncle très bien placé au conseil régional et qui avait, dit-on, de très près côtoyé l'épouse d'un secrétaire d'état en fonction...

Nous avions, Momo et moi, partagé les mêmes bancs d'école du CM à la 4ème. Je lui faisais ses devoirs et lui me servait de garde du corps aux récrés.
Il avait une culture générale plus que limitée, sauf en football.

Il était capable de citer le nom des joueurs de n'importe quelle équipe du championnat depuis l'année de ses six ans. C'était impressionnant, cela ne servait à rien, mais il en était très fier.

-Vous cherchez quoi là au juste?

Oh rien, c'est l'nouveau chef, il aime pas nous voir jouer à la belote au comm, y dit qu'on va avoir trop le cul d'nos falzars brillants à la longue, qu'y dit...

-Ah?! Dis Maurice, Gardien de Nancy en 1985?

Stéphane d'Angelo, 40 matchs!

(C'était notre petit jeu depuis plus de vingt ans.)

-Salut Maurice, attention à toi, hein!

Mouais, salut! Allez circule...

Il décédât un an plus tard. Fauché par une voiture à la sortie d'un virage. Avec un collègue il était censé intimider les jeunes revenants du "chat noir", une boite branchée du coin.
Il ne mourût pas sur le coup.
Dans les bras de son binôme, en attendant les secours, il eût ces derniers mots:
FC Metz, 98, Emmanuel Adebayor, attaquant; Gérald Baticle,99, attaquant.
Lorsque l'ambulance arriva, il en était rendu à Alexandre Frutos, 2000, milieu de terrain.
Et puis pouf, plus rien, sur le banc de touche Momo, juste avant le mercato.

Finalement, Maurice avait cet avantage certain sur beaucoup de personnes, y compris moi, il savait lui au moins faire quelque chose de pas tout à fait ordinaire...

Je circulai donc suite à ses conseils.


A suivre...peut-être (voir le titre!)
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La bas · il y a
Bigre!! il ne sait compter que jusques à quatre! c'est ballot!
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Joëlle Brethes · il y a
Et blablabla... Je me contrefiche de tes éditeurs et de Momo comme de ma première liquette ! Tu ne vas quand même pas faire le tour de tes potes alors que ta chérie se tord de douleur et attend son médoc !
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Jean Jouteur · il y a
Là, j’adhère (comme Clément) et l’histoire prend son envol… Ce qui est normal avec un tel parrain… Voir le jeu de mots un peu plus haut. Pour les ignares, tant pis pour eux. J’ai beaucoup apprécié le courroux guyanais… Qui aurait pu être un courroux cou ! (espèce d'oiseau de la famille des Trogonidae) ou pire encore un courroux coucou (chanson inoubliable que nous devons à Elmer Food Beat) mais fort heureusement, nous avons échappé au deux ! Preuve qu’il y a encore à beaucoup espérer de ce grand toteur.
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Yannick Detraissan · il y a
Que vous adhériez est un grand plaisir et comme tous les plaisirs il faut savoir s'en décoller...Je vois que vous passez du I au IV, soit, c'est un choix qui se tient par où il peut...
Puisque vous avez l’amabilité de vous trouver en ce peloton de tête des lecteurs impassibles aux affres des mécontentements de la rédaction, je vous livre ici en exclusivité complète ou presque, vu le nombre de lecteurs, le débutement (oui je sais, toujours cette impertinence dans la création improbable de mots...) de la partie numérotée V (5) de cette nouvelle inachevée et presque échevelée...
Cette partie vous emmènera plus loin sans doute qu'il s'en faudrait ou s'en faut, tout dépend du travail au champs.
Je m'aperçois que ma partie cinq vient d'être annotée une fois de plus par la rédaction.
Je ne peux donc vous livrer ici la partie la plus soumise au suspense, en tous cas pour l'instant.
Sachez malgré tout que votre effort fermement ancré est d'un indicible soutien à la création et ne sera pas oublié au moment des rémunérations juteuses et justifiées!
Nous nous promènerons donc sous peu derrière la supérette!
Je vous y attendrais avec plaisir et peut-être serez-vous accompagné...

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Jarrié · il y a
Un peu trop sérieux à mon goût ! L'histoire (toujours à mon goût) gagnerait à être - ostère. Toutefois, selon mon goût; je respecte tant votre écrit que l'écrivain par lui-même, toujours……….
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Farida Johnson · il y a
Merci pour cette suite. Finalement je m'aperçois que je préfère les échanges entre l'auteur et les éditeurs que " l’œuvre" en elle -même et c'est ça qui
fort.

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