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Patricia

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Tymélion

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Ce jour-là, Patricia et moi étions attablés sur la terrasse d'un restaurant du cœur de Sète, avec le chenal planté pareille à une carte postale juste devant nos yeux. Il si trouvait à quai des bateaux de pêche, des énormes très modernes, des classiques plutôt sales, des rudimentaires aux couleurs vives et bariolées. Devant une barque, un pécheur proposait aux touristes et aux habitués son lot de poissons fraîchement extirpé de la mer. Le temps était radieux en ce début de mois de mars 2016, un ciel parfaitement bleu sans que le moindre nuage ne viennent en souiller la pureté parfaite et l'air était bon. Le chef venait de nous proposer la paella maison, satisfait ou remboursé s’était-il exclamé. C'est vrai qu'était délicieuse cette paella, à en oublier la bien séance au point de lâcher couteaux et fourchettes pour continuer de bâfrer avec les mains, ce qui ajoutait au plaisir gustatif tout en y collant une note gentiment sensuelle.
Tout en se léchant goulûment un doigt tout maculé de sauce, Patricia avait ôté sa chaussure et allongeant sa jambe par-dessous la table, elle s'amusait à faire grossir mon sexe en agitant méthodiquement le bout de ses orteils aux endroits sensibles.
"Tu sais de quoi j'ai envie", me dit-elle !
" Non", je déclarais feignant l'étonnement "mais tu vas me le dire"
"j'ai envie de te faire plaisir, j'ai envie de de sucer, je crois que je suis amoureuse"
"Tu me fais déjà énormément plaisir, pour un type de mon âge, c'est une véritable aubaine que d'avoir avec soi une fille aussi jeune et aussi jolie que toi."
"Moi je te trouve beau, tu es agréable, super cool, intéressant, tu fais trés-trés bien l'amour, je ne me souviens pas d'avoir eu des orgasmes aussi longs et aussi forts avec les autres garçons. j'aime ta peau, ton odeur ton gout. J'aime ton sexe, ni petit, ni trop grand, pile poil adapté à ma chatte et à ma bouche, à croire que tous les trois ont été fabriquait ensemble."
Nous avons passé le reste de la journée à la plage, les pieds à fleur d'eau, abritaient du soleil par un immense parasol tout jaune. Toujours à se parler, à se bader, sans qu'un seul instant par une magique attraction, l'un ne vienne se coller contre l'autre. Elle était très forte pour mes mots croisés, remplie la grille autant que tu peux me disait-elle, je finirais le restant. Et c'est vrai qu'en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, elle complétait la grille. Elle n'était pas plus intelligente que mois, une vivacité d'esprit supérieure à la mienne due à ces 35 ans sans doute, afin de juste quoi satisfaire ma vanité.
Cela faisait 5 jours que nous étions ensemble, une rencontre un soir dans une galerie privé de Carcassonne.
Une nuit à l'improviste, elle avait débarqué chez moi, je me souviens qu'après avoir poussé le portail, j'avais eu l’impression troublante de voir une enfant.
Au matin, elle m'avait déclaré "surtout ne va pas d'éprendre de moi, je pars bientôt vivre en Australie, je ne pense pas revenir un jour." et puis avait-elle ajouté, "Moi j'ai pensé qu'avec un type de ton âge je ne tomberai pas amoureuse, je ne veux surtout pas de liaison sérieuse avant mon départ".
Un mois plus tard, à l'aéroport, juste avant son envol, nous étions deux inséparables à pleurer longuement l'un dans l'autre comme des madeleines.
Un jour j'avais déposé un message d'amour sur son portable !
"Volutes d'amour et de fumée, de l'une avec toi je ne peux me passer et l'autre à elle seule ne peut te remplacer !"
À présent qu'elle n'est plus là, à chaque fois que je pense à elle, j'allume une clope.
Chienne de vie !
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