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Ode à une femme nommée amour

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Delorme

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Partie 1: « La haut sur la colline »
Oh ! Céleste parmi les anges.
Sous un clair de lune brillant de mille feux, il m’apparaît en rêve une jeune fille vêtue d’une robe blanche dansé au loin, sur le versant d’une colline. Tel le lever du soleil, dont l’éclat inonde de toute sa lumière mon regard, cette vision enchanteresse emplit mon être d’une infinie douceur.
À l’aube d’un jour nouveau, à la rosée du matin, je m’éveille sous le chant des trompettes. Succombant aux charmes du vice, l’esprit trouble inspiré par un songe de la luxure, je suis résolu à me céder corps et âme à elle, cette femme sans nom me détournant de la voie du divin éternel. Dans ton infinie sagesse, puisses-tu pardonner mon péché, oh grand seigneur. Telle une brebis égarée, je m’écarte du creux de tes bras, ne pouvant résister aux flammes ardentes du désir, je me condamne à cet instant à me soumettre à la tentation, à sombrer dans les plaisirs de la chair et du sang.

Partie 2 : « L’approche de l’hiver »
Dans le crépuscule du mois de Décembre, cette femme qui troublait mes rêves est devenue mienne. Elle m’a donné le plus beau cadeau que la vie m’ai offerte, un fils, cet ange blond qui illumine mon existence quand je plonge mon regard dans ses petits yeux bleu, renfermant toute la beauté d’un ciel sans nuage. Toutes les nuits je n’ai de cesse de contemplé son si doux visage, le cœur débordant d’une immense gaîté.
Nous écoulions des jours paisibles dans notre ferme installée sur les champs d’éden pavés de Marguerittes et de lilas. Ces instants de bonheur retrouvé avec eux ont comblé le vide et ont fait de moi le plus heureux des hommes. Mais comme poursuivit par le diable en personne, ne me doutant pas que ces moments d’allégresses allait bientôt disparaitre sous un rideau de fumé, la volonté et l’acharnement du destin annonçait pour l’avenir de sombres desseins.






Partie 3 : « Solitude »
Sur cette terre rongée par la haine, mon âme en peine hurle de douleur.
Depuis la mort de l’amour de ma vie et de mon enfant consumé par les flammes du bucher, je me retrouve seul avec cette réalité emplit de désespoir. Plongé dans les profondeurs des abysses, je sens les ténèbres m’envahir.
La noirceur obscurcissant mes pensées, cette volonté de vivre qui m’animais jusqu'à présent me quitte peu à peu. Déchue par la grâce de la sainte lumière, l’esprit perverti par la colère, tous mon être me réclame de réduire ce monde impie en un tas de cendre, guidant mes pas sur les chemins de la mort et de la désolation. Ne supportant plus cette souffrance, je souhaite oublier cette tristesse qui m’habite, j’implore votre miséricorde, je vous en supplie ayez pitié mon dieu. Exaucez ma prière, laissé moi quitter cette vie misérable, laissé moi les retrouvés pour contempler une dernière fois le sourire de mon enfant et rejoindre les bras de mon épouse tant aimé.

Partie 4 : « Les portes du paradis »
En ce dernier instant, la vision de ma femme et de mon fils apparaissent à mes côtés, je les vois posés leurs mains sur mon épaule et me sourire, cette unique pensée me réconforte et me donne le courage de mettre fin à ce supplice. Me saisissant d’un poignard, c’est sans l’ombre d’un regret que je retourne la lame contre ma poitrine, l’enfonçant dans ma chair, des larmes brulantes coulant le long de mes joues. Emporté par les vents d’Éole, je me retourne une dernière fois sur cette colline qui m’a tout donner et tout prit, et c’est accompagné d’une blanche colombe que je m’en vais rejoindre les cieux.
Sur l’autre rive, au-delà des portes du paradis, je les aperçois enfin, ces êtres dont je ne pouvais me résoudre à oublier, tout en les enlaçant dans mes bras, je jure sur ma foi de rester auprès d’eux pour le reste de l’éternité.

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