Mort à l'arêne?

il y a
1 min
129
lectures
3

Bonjour, je me souviens du propos d'un Maître de Zen, au sujet d'un livre, qu'on lui a demandé de préfacer : " juste quelques traces dans un miroir..."  [+]

1967, arênes de Nîmes, infirmerie.
Eran las cinco de la tarde...
- Froid.
- Mort.
je suis mort à 15 ans dans l'arêne sur la pierre nue de l'infirmerie des Arênes de Nîmes.
Eté 1966:
Les copines dans les gradins.
Le taureau très rapide qui me rattrape quand je traverse l'arêne pour attraper les ficelles entre ses cornes.
Il me soulève de terre et me projette contre les barricades.
"Coup de barrière" au thorax.
Dans les limbes, j'entends : "tirez-le par les pieds, le taureau revient pour l'encorner".
Le grand Doisy, un voisin du quartier de La Cigale, employé municipal, me tire par les pieds.
Froid.
Mort.
Au-delà de la conscience , je ressens le froid des bancs de pierre de l'infirmerie des Arênes.
Mort.
Je dois être mort.
La chemise et le pantalon 'Américains" offerts ce jour même pour mon anniversaire sont déchirés.
Une plaie tout au long du bras droit, une contusion au front, une marque de barrière au thorax...
Le Président appelle:
. Jeune à la chemise à carreaux, prime , 50,00 Francs!
Tout le monde applaudi.
Mes copines debout, aussi.
Fier comme bar-tabac, je traverse le centre de l'arêne pour aller chercher ma prime.
3

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !

Très très courts

Guerrier

Càêl Page

Face contre terre. Je suis au sol. N’importe qui peut m’atteindre, mais ils me croient mort. Ceci est loin d’être le cas, je n’ai jamais été aussi vivant qu’en cet instant. L’odeur du... [+]