Monde renouvelable

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Imaginez une planète où tous les cents ans, le monde recommence à zéro. Les habitants de ce monde étaient les Cogoliens, ils ressemblaient fort aux humains mais avaient comme différence des yeux bleus ou verts et étaient plus intelligents. La raison pour laquelle ce monde repartait de zéro à chaque siècle est que cette planète serait polluée, noire,en ruine, souillée et usée. Les Cogoliens polluaient systématiquement leur lieu de vie avec toutes sortes d’inventions. Cette planète n’avait pas de nom parce que, tous les cents ans, les Cogoliens la renommaient. Malgré leur intelligence, les habitants de ce monde, ne trouvaient pas comment expliquer que leur lieu de vie se détruise à chaque siècle. Ils savaient le pourquoi mais n’avaient aucune idée du comment. C’était le point commun de toutes ces générations, ça et leur égo plus gros que leur mystère. Leurs maisons étaient des sortes de cabanes avec une seule pièce. Ils avaient de très grands jardins car ils étaient très souvent dehors. Pour se nourrir, ils mangeaient des fruits, de l’herbe caoutchouteuse et des poissons entiers. Les Cogoliens adoraient la pluie pour deux raisons, la première est qu’il pleuvait les trois quarts du temps, la deuxième est que quand la pluie tombait, ils pensaient que les perles d’eau ruisselaient en même temps que leur soucis. De ce fait, les Cogoliens malheureux, soucieux et anxieux allaient souvent errer dans leur jardin, leurs rues, leurs parcs et leurs nombreuses collines. Quand leur astre de lumière était là, cela signifiait pour eux que l’eau s’évaporait. La propriété d’un Cogolien ressemblait d’extérieur à une cabane de montagnard. Leur planète était quasiment recouverte de collines. Les maisons étaient sur des collines/jardins. Les bâtiments les plus beaux et les plus importants étaient souvent sur des collines extrêmement élevées et très larges. Les Cogoliens détestaient le rouge parce que c’est la couleur du sang. C’est aussi pour cette raison qu’ils ne mangeaient pas de viande. Malgré le fait qu’ils haïssaient le sang, ce peuple était fortement cruel. Quand quelqu’un ne respectait pas les règles, les Cogoliens se rassemblaient et le/la chef(fe) poussait le/la condamné(e) depuis le haut d’une falaise. Si c’était très grave, on étranglait le/la banni(e) devant la foule et ensuite on attachait le corps sur un poteau pendant un jour pour que les Cogoliens insultent, giflent et torturent le corps de pleins d’autres façons. Par la suite, ils se rassemblaient une deuxième fois et les Cogoliens laissaient enfin le corps tranquille grâce au chef(fe) qui le jetait, comme si c’était un vieux déchet, dans un gouffre noir et sans fond. Le moyen qui servait à décider qui dirigeait était une machine servant à calculer le PIK (le PIK est l’équivalent du QI), la personne qui avait le plus de PIK devenait la ou le chef(fe). Cet examen était facultatif et il avait lieu tous les ans. La/le dirigent(e) avait des conseillers/ères qui étaient de simples personnes comme les autres sauf qu’ils devaient faire toutes les semaine des rapports au chef(fe). Les conseillers/ères sont dix à cent. Ils sont anonymes parce qu’ils doivent aussi questionner les autres Cogoliens, ils sont parfois amenés à faire des enquêtes. La seule personne qui connait leur vrai métier est la/le dirigent(e). Leurs familles pense qu’ils font un métier quelconque. Le problème est que des rumeurs circulaient qui disaient que lui ou elle serait peut-être conseillers/ères. Il y avait donc un climat quelque peu anxiogène. Mais ce n’était rien à coté du climat qui règnait un an avant la remise à zéro. Ce climat était surréaliste car les Cogoliens faisaient n’importe quoi avec comme excuse le fait que il leurs restait plus qu’un an à vivre. Les Cogoliens essayaient aussi de laisser des traces pour après, les techniques étaient nombreuses et la plus grande majorité ne servaient à rien et étaient peu efficaces. La méthode pour laisser une empreinte la plus connue et la plus simple consistait à creuser le trou le plus gigantesque possible et à ajouter ensuite un objet ainsi qu’un mot explicatif. Mais la technique la plus extrême était sans nul doute celle-ci: elle consistait à mettre dans le trou un Cogolien vivant pour qu’il parle avec cette nouvelle génération de Cogoliens. Ils faisaient ça malgré le fait qu’ils savaient que c’était dans leur nature de connaître que cette planète se remettait à zéro tous les cent ans. Le dernier jour était horrible, tout le monde pleurait, disait à toute leur famille que ce ne serait pas douloureux alors qu’eux-mêmes n’en savaient rien. Puis une sorte de trou noir les emportait.
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Marie A · il y a
Quel futur sombre! J'espère que ce n'est pas prémonitoire.
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A&A racine · il y a
Non je ne pense pas