Meurtre à la trappe

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Cette histoire se passe dans un village nommé Courseul. Un matin, le facteur passe devant la maison du maire Opson et le voit mort, déchiqueté et à moitié dévoré dans sa cuisine. Quand la police arrive sur les lieux, elle vérifie les empreintes sur la scène de crime et n’y trouve que celles de la victime. Cependant, la télévision allumée surchauffe, il manque le cœur de la victime, et surtout, il y a une trappe ouverte sous la table. La trappe en question ouvre sur un escalier en colimaçon dont on ne voit pas le bout. Le commissaire Alcatul, qui dirige les opérations, y jette une pierre décorative pour l’entendre toucher le fond et estimer la profondeur du trou béant. Au bout de quelques minutes, aucun son venant du trou n’a résonné. Les policiers décident de classer l’affaire comme « suicide » et décident d’oublier la trappe.
La maison est laissée à l’abandon mais les voisins aperçoivent souvent des lumières la nuit et en avertissent la police qui fait d’abord la sourde oreille. Après un certain nombre de plaintes, la police installe des caméras de surveillance dans la demeure. Le lendemain matin, au moment de visionner les enregistrements, les enquêteurs sont sûrs de ne rien trouver : ils sont donc bouche bée de voir la réplique exacte du maire sortir de la trappe, allumer la lumière, se diriger vers la cuisine et sortir un énorme jambon du congélateur pour retourner dans le séjour s’allonger dans le coin du canapé où la caméra n’a pas accès. On peut juste voir une ombre affolée sur le mur et entendre des bruits de mastication. Mais le plus effrayant est que, le jambon dévoré, le sosie du maire se dirige vers la porte d’entrée d’une démarche parfaitement normale et sort dans la rue...
Le personnel de la police commence à paniquer et décide alors d’ordonner à tous les habitants de rentrer chez eux et de fermer toutes les entrées possibles. Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils ont vu et appellent donc l’armée, qui ne les a pas crus une seconde jusqu’à ce qu’elle reçoive la vidéo. Leur interlocuteur ordonne alors d’envoyer vers Courseul un tank rempli d’explosifs et d’hommes armés jusqu’aux dents. En attendant, le personnel de police se charge d’appeler toutes les familles du village afin de les rassurer. Le commissaire Alcatul pense alors au boucher et ordonne à deux officiers de venir avec lui pour vérifier que la doublure du maire ne l’ait pas trouvé dans sa boucherie. Arrivés sur place, le boucher leur ouvre et les entraîne derrière le comptoir. Le commissaire suggère alors de cacher toute la viande dans l’arrière-boutique pour ne pas se faire repérer. La viande rangée, Mr Alcatul reçoit un appel de la secrétaire de celui-ci, barricadée dans la salle de pause avec le reste de l’équipe car leur cible s’était introduite dans le bâtiment en passant par l’aération. La secrétaire l’avait entendue passer dans les conduits et avait caché tout le monde. Même le commissaire pouvait entendre les grognements du sosie du maire à travers le combiné.
La secrétaire commence à paniquer. Le commissaire entend alors l’armée arriver et accourt vers le général en lui expliquant que leur ennemi est au commissariat : le temps presse. Le boucher suggère alors de l’attirer dans un piège en utilisant sa viande. Alors le commissaire pense à faire un chemin de viande jusqu’ à la trappe, puis quand leur adversaire s’y engouffrera, le général, caché dans la cuisine, la refermera. Ils transportent alors la viande dans le tank et sème des steaks, des saucisses, des saucissons et plus encore, du commissariat jusqu’à l’ancienne demeure du maire. Une fois devant la trappe, le général est dégouté par ce qu’il voit ; c’est bien le sosie du maire mais ses dents sont noires et luisantes de sang, ses yeux sont exorbités et blancs injectés de sang. Il marche comme un humain mais parfois bondit d’une manière presque animale. Le militaire est tellement captivé par la créature qu’il en oublie sa mission et le monstre le remarque. La bête bondit alors sur le général qui se défend en lui infligeant un coup de poing mais la créature le mord. Le général pousse alors un hurlement à glacer le sang qui fait accourir le commissaire qui frappe l’adversaire en plein estomac mais celui-ci se défend en l’envoyant valser contre le mur. Le général en profite pour lui envoyer son pied dans la figure, brise le nez de l’ennemi qui s’enrage et le plaque contre la vitre de la véranda, s’apprêtant à porter le coup fatal. Le commissaire, qui a eu le temps de se relever, arrache la bête de son ami mais celle-ci riposte et lui décoche son coude dans le nez qui lâche prise pour une seconde précieuse pendant laquelle son adversaire attrape une poêle et l’assomme. Le général revient alors à la charge et plaque cette chose, qui donne des nausées d’un regard, au sol mais elle le fait basculer sur le côté pour reprendre l’avantage. Elle l’attrape par le cou pour le traîner au dessus de la trappe où elle le lâche dans le vide. Heureusement, le général utilise ses dernières forces pour s’agripper à l’escalier. Le monstre descend alors pour lui faire lâcher prise. Au moment où le général allait céder, le commissaire arrive et poignarde leur ennemi commun dans le dos puis aide le militaire à remonter. Leur adversaire commence à rétrécir jusqu’à ce qu’il ne reste que le cœur perdu du maire ainsi q’ une matière noire brillante dotée des dents du monstre qui tente de s’agripper à l’organe encore palpitant. Le général comprend alors tout ; les escaliers descendent jusqu’à des kilomètres sous terre et l’étrange matière vivante les utilise car elle a besoin d’un cœur pour prendre la forme de son propriétaire, donc elle a tué le maire pour prendre son apparence et sortir explorer le monde.
La menace écartée, les habitants sortirent de chez eux. Ils voulurent voir la fameuse trappe mais les militaires le leur interdirent. Une clôture électrique fut construite autour de la maison et des militaires la gardèrent en permanence au cas où de la « matière à meurtre », comme elle est appelée, essaierait de resurgir à la surface.
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