Marie

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J'ai toujours aimé écrire et depuis que je suis en âge de coucher sur le papier ce qui me passe par la tête je n'ai cessé de le faire. Pour moi c'est comme respirer si je n'écris pas je ne vis  [+]

Image de Eté 2016
Marie regardait à travers la baie vitrée la mer qui venait mourir sur la grève. L’écume poussée par le vent scintillait parfois entre les rayons du soleil qui dardaient de temps en temps entre les épais nuages gris. Elle se demandait si la mer ressentait de la lassitude, elle aussi, aux flux et reflux des marées ; à faire toujours la même chose, l’usure s’installait. La vie de couple l’avait laminée et elle se sentait comme ces rochers battus par l’océan et qui se délitaient par petits morceaux. Solides comme un roc et en même temps irrémédiablement rongés par la mer, le sable et le vent. Marie ne se souvenait plus quand cela avait commencé ; ils avaient été heureux au début, le bonheur avait mangé tout l’espace. Puis imperceptiblement les choses s’étaient modifiées. Le bonheur avait basculé en habitude et l’habitude en indifférence. La méchanceté s’était insinuée et avait absorbée tout l’amour. Il n’y avait eu plus que la place pour la jalousie et la haine qui avaient finies par consumer leur histoire d’amour.
« Arrêt cardiaque » lui avait-on dit à l’hôpital. Marie avait alors pensée « normal, un arrêt du cœur, cela faisait bien longtemps qu’il n’en avait plus... il aurait même dû mourir avant. »
Elle avait balancé ses cendres aux vents furieux de ce matin pour qu’il se dissolve et ne revienne plus jamais.

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