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L'intolérance des extrémistes

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Pour commencer ; l’intolérance est le refus d’admettre l’existence d’idées, de croyances ou d’opinions différentes de la sienne et l’extrémisme est la tendance à adopter une attitude, une opinion extrême, radicale, exagérée, poussée jusqu’à ses limites.

Tout ça, c’est le Larousse qui l’a dit, je n’ai rien inventé.

Donc un extrémiste intolérant c’est quelqu’un de complètement borné dans ses idées et qui refuse toute discussion avec une personne de pensée ne serait-ce qu’un centième différente. Et moi ça m’inquiète un peu, parce que j’ai la triste impression que ce mouvement de pensée est en pleine explosion.

De nos jours, tout le monde cherche à être différent, la normalité est passée de mode. Ce phénomène nous pousse à accentuer chacun de nos comportements. On ne peut pas être qu’un peu quelque chose, il faut l’être à 100%, sinon nous ne sommes pas crédibles. Et c’est ça l’ennemi de l’homme : le « jusqu’au-boutisme » (si, si ce terme existe vraiment !), l’extrémisme. Le radicalisme nous force à être bornés et intolérants ; les autres ne sont qu’opposants ou sympathisants et aucun dialogue n’est possible entre deux radicalisés. Alors certes, il est important d’avoir des convictions, et de croire en notre vision personnelle de la vie (encore faut-il en avoir trouver une, ce qui n’est pas toujours facile), mais le plus important pour avancer et grandir, est de partager notre vision et de comprendre celles des autres. Je ne parle pas d’adhésion à toutes les visions mais, au moins, de compréhension. Il existe beaucoup d’extrémismes : l’extrémisme religieux, l’extrémisme politique et l’extrémisme idéologique, qui peut s’apparenter à – quasiment – n’importe quoi. Aucun d’entre eux ne contient d’exemple sain ; tous les extrémismes sont dangereux (mais en disant ceci ne suis-je pas moi même extrémiste dans le louange de la tolérance ?).

Une élucubration sans vraie conclusion, je ne peux pas me le permettre, je n’ai pas la science infuse, mais ce dont je suis sûre, c’est que l’intolérance ne fait qu’aggraver les conflits causés par nos divergences. Alors avant de juger, de catégoriser, de coller des étiquettes (les étiquettes, un autre sujet intéressant à développer, pourquoi des étiquettes sur tout et n’importe quoi de nos jours ?), essayez de communiquer, de partager, de comprendre, de vous intéresser, d’être curieux. C’est ça la clé, la communication, le partage.

J’espère qu’après ce petit texte, vous aurez envie de toquer chez votre voisin, celui que vous avez toujours considéré comme un gros beauf macho égocentrique (oui, ça fait beaucoup), pour essayer de le comprendre, de creuser là dessous, car en chacun de nous réside un être humain, et ça, on l’est tous un peu, humain...
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