Les corps qui dansent

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Tard la nuit, tout l'être conscient que je suis se réduit à un corps qui danse.

La conscience, la morale et l'humanité se dissolvent dans les drogues qui me laissent animal, sans collier, effaré sous les rutilements des spots. Noyé dans la musique électronique, je bois la Seine au bord de ma péniche, bateau ivre qui reste amarré. Cette péniche abrite en son bord d'autres corps qui dansent, similaires au mien.

Dans la soute, sur le pont, un Paris déluré qui fuit le réel : c'est le lâcher prise méthodique d'une jeunesse qui se saborde. La catharsis qui fait vomir le jour au beau milieu de la nuit.Quand mon corps qui danse rencontre un autre corps qui danse, l'échange se teinte d'animalité. La raison se tait sous l'attraction des chairs, endormies par la drogue.

La translation des deux corps se fait d'une traite, jusqu'à échouer dans un lit. L'animal se fait alors bestial, la mécanique passionnelle est en marche. C'est Vénus, défoncée, toute entière à ses proies attachée.

Les corps encastrés, sans pudeur ni morale, explorés sans retenue, transpirent dans des mouvements frénétiques. Ils dansent encore, nus et harassés jusqu'à leur délivrance.

Mon corps danse ainsi toutes les nuits, rencontre d'autres corps qui dansent dans des va et vient incessants. Dans ma quête enragée de la jouissance immédiate, le genre, le sexe du corps importe peu. Seules comptent la jouissance et la violence de l'interaction charnelle.
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