Le vieil homme, la petite et la mer

il y a
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Finaliste
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Qui suis-je ? Bof, un voyageur, un curieux, peut-être un voyeur… nobody, nemo, personne finalement, bien que Personne n’était pas n’importe qui, c’était quelqu’un qui savait voyage  [+]

Image de Printemps 2019

Souviens-toi, Petite, il y avait la mer qui lavait les rochers. Bien accrochés au granit rose, nous surplombions le gouffre. Nos yeux défiaient les assauts d'écume et d'eau rageuse vingt mètres plus bas. Nous étions agrippés l'un à l'autre pour ne pas glisser dans la bouillonnante marmite de l'enfer.
Tu avais 11 ans. Quant à moi, une longue existence de soixante-dix ans venait de s'affaler sur mes épaules.
Tes longs cheveux noirs dansaient dans le vent du large. Te rappelles-tu, Petite, que dans la nuit tombante, juste après le dîner aux bougies dans cette maison de pêcheur, nous allions parcourir la lande ?

Passé le champ d'artichauts, puis la plage aux choux marins, l’épaisse bruyère étendait sa tendre moquette sur laquelle tu sautillais avec l'agilité de l'enfance. Nous prenions garde aux branches épineuses des quelques prunelliers vivaces qui osaient affronter les bourrasques. Chemin faisant nous humions l'air chargé de senteurs d'humus et de genêts que l’automne nous offrait. Ce mois d'octobre n'était pas froid. Nous étions bien tous les deux, simplement bien.

Plus les déferlantes venaient frapper le chaos de granit qui nous entourait et plus nous accélérions le pas pour ne rien manquer du spectacle que ce bout de terre lointaine allait nous offrir. Arrivés au plus près du bouillonnement de la mer, nous choisissions toujours les mêmes rochers plats en guise de transat. Dès lors, les rêveries aux étoiles pouvaient commencer.
C'est ici que nos ancêtres avaient toujours vécu et je voulais que tu le saches, Petite. Qu'enfin tu lâches ton smartphone et prennes le temps de tendre l’oreille vers la mer porteuse de complaintes celtiques. Que tu écoutes le vent du large chuchoter l'histoire de notre famille. Je voulais que tous deux nous fassions la nique à tous ces Korrigans qui nous observaient cachés dans les ajoncs. Ces lutins espiègles vêtus de goémon croyaient qu'on ignorait leur présence. Nous en avions bien ri. Dans la région, nul n'ignorait que leur village se trouvait au fond de l'eau, à quelques encablures du gouffre. Nous, on ne nous abuse pas aussi facilement.

Te souviens-tu, Petite, de cette visite à la chapelle familiale Notre Dame de la Pitié. La dernière fois que sa cloche avait tinté, c'était à l'occasion de mon baptême. Nous avions fait une photo et tu avais voulu grimper sur le socle du calvaire couvert de lichen. À l'intérieur, entourés de reliques et d'ex-voto, reposent nos ancêtres. Je te les avais tous présentés les uns après les autres. Puis, en sortant, tu t'étais exclamée :
— Au revoir, je suis la petite dernière !

Hum... les résidents en étaient restés baba. Ils n'ont pas fait le moindre commentaire lorsque nous avons tiré la lourde porte ogivale derrière nous.
Et puis je t'avais dit ceci :
― Ferme ton anorak, Petite, nos breizh bottes suffiront à notre confort et asseyons-nous un instant sur la margelle du calvaire. Prête-moi l'oreille, je vais te conter l'histoire du grand Bertrand devenu Connétable, d'Ernest le Zouave mort en 14, de François le tueur de renards, je vais te parler de...

Finalement non, tu n'en avais que faire. Tu avais bien trop hâte de reprendre contact avec tes copains, copines et autres amis tout aussi virtuels que mes Korrigans. Pour cela, un portable est bien plus utile qu'un grand-père radoteur qui se prend pour un barde breton. De plus, je ne sais pas jouer de la harpe celtique, tu le sais bien.

Nous étions retournés au gouffre, dans cette robuste demeure de pêcheurs. Là où la tombée de la nuit venait déposer un peu de poussière de lune dans ton regard pétillant.
Là où toutes les tempêtes du monde ne pourraient rien contre nous. Aujourd'hui, Petite, les jours ont passé... une éternité s'est déroulée. Si mes mains tremblent un peu en t'écrivant, c'est à cause du noroît, ce vent qui a rendu fou plus d'un marin. Sais-tu que des embruns bretons sont les larmes du temps qui glissent sur les joues ? Oui, les embruns c'est comme cela aussi.

Mais un jour très proche, Petite, tu verras. Sous la pression de puissants flots marins, les murs que Dahut, la pernicieuse sirène, a dressés pour nous séparer voleront en éclats.
Sur la grève soudain dégagée, un luisant chemin de galets apparaîtra. Un chemin que la mauvaise fée a dissimulé trop longtemps, celui qui te mènera à la maison dans les rochers, la maison de la mer, la maison de ton Grand-Père.

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Alain de La Roche  Commentaire de l'auteur · il y a
Je ne suis pas sur Twitter
Quelle erreur
Quelle erreur
Je ne suis pas sur Facebook
Quel gros plouc
Quel gros plouc
Ni sur les réseaux sociaux
Quel nigaud
Quel nigaud
Comment voulez-vous, je vous prie
Que sur SHORT, j’emporte un prix

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Champolion · il y a
Et pourtant,tu caracoles en tête mon cher Alain!
Comme quoi,est-ce bien utile de vouloir "être partout?"
Mes voix
Champolion

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Alain de La Roche · il y a
Merci Champo. Pour une fois que je suis premier quelque part...
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Jeanne · il y a
Un très joli titre qui accroche le regard du lecteur tel un accroche-cœur, un bien charmant conte de faits, un instant de vie empli de poésie, empreint de pudeur, un récit tendre, tendrement émouvant qui s’inscrit dans l’air du temps, fleure bon la Bretagne, la bruyère, les mousses, les lichens, le goémon, la terre armoricaine, nous emmène au pays merveilleux des Celtes où poussent les légendes à tous les coins de lande, et les farfadets comme des champignons, dans une forêt enchantée où les géants de papier murmurent des secrets, gémissent les jours de grand vent, sur la ramure d’une branche paternelle qui s’enroule autour de l’arbre de vie, s’ancre, s’enracine, s’enroche au creux de la Roche. Et le barde breton nous entraîne au bord d’un gouffre, un abîme mystérieux où s’engouffrent les lutins, où nichent les Korrigans, légende ou sornettes… imagination ou réalité... les contes et les légendes ont tous et toutes un fond de vérité.
Belle chance au vieux loup de mer, à la petite sirène et la mer, l'océan qu’elle entend chanter au creux de son oreille, des fragments de vie, des bribes de bonheur, des échos du passé portés par le vent de mer, le vent de terre de Breizh, la rebelle au tempérament de braise. « Dis Monsieur, dessines-moi un... breton » dit la Petite Princesse au Renard.
Kenavo Monsieur de la Croche, belle soirée et à tantôt.

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Jeanne · il y a
Ils ont des chapeaux ronds, ils musent, s’amusent comme des fous, vivent les bretons. Ils jouent du biniou, du pipeau, de la cornemuse, vivent les bretons, ils portent des sabots, font des rondos, des ronds dans l’eau, vivent les bretons !
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michel jarrié · il y a
Excellent texte ! Votre commentaire ne l'est pas moins Jeanne.
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Jeanne · il y a
Merci cher Jarrié pour cette charmante appréciation et encore au vu de sa longueur j’ai tronqué mon commentaire pour moitié, voire aux deux-tiers, évitant ainsi à ce fil de ployer sous le poids de mes Dires et à l’auteur des maux de tête certains. :-)
A propos de vieil homme, d’homme sage, puisque je vous ai sous la plume, passez sur ma page découvrir L’homme de Vénétie, bien que selon le dicton En avril, il ne faut se découvrir d’un fil. Belle fin d’après-midi et à tantôt.

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Mimine · il y a
Je crois que c'est bien ici qu'est votre place... Enfin, un peu en Bretagne et un peu ici :-)
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Alain de La Roche · il y a
Si vous pouvez me rencontrer à Paris, vous trouverez mon âme dans les Côtes d'Armor et mon cœur dans la cathédrale de Tréguier.
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LES HISTOIRES DE RAC · il y a
"un jour sur le pont de Tréguier, landera lidéré... j'aperçus une fille, landera lidéré..."
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Alain de La Roche · il y a
J'aperçu une fille, une deux trois délira
Qui s'est mise à pleurer, landéra lidéré

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LES HISTOIRES DE RAC · il y a
Yes ! Bon, on va pas faire tous les couplets mais ravie que vous ayez apprécié mon clin d'oeil... A+++
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Ombrage lafanelle · il y a
Nul besoin de se pavaner sur les réseaux sociaux
Un beau texte se suffit à lui-même 🙂
La preuve en est de votre récit

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Michel · il y a
Belle ambiance entre nostalgie et paradis retrouvé
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MCV · il y a
Quel punch! ça me rappelle une chanson de Marie-Paule Belle (je ne suis pas parisienne ça me gêne, ça me gêne...)
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Fred Panassac · il y a
Allons allons Alain pas de défaitisme puisque vous êtes quatrième à deux jours de la finale sans racolage ! N’est-ce pas une preuve de qualité pour votre texte ? Un texte qui m’avait d’ailleurs échappé comme quoi on passe à côté de belles choses. Je viens soutenir le grand-père et sa petite fille encore à temps, cette histoire est triste car je n’ai su déterminer si la petite-fille était complètement passée sous l’emprise de la sirène tentatrice synonyme d’au-delà. Je préfère penser qu’elle attend juste de rejoindre son grand-père dans la vraie vie, une fois qu’elle en aura assez des sirènes . Mes 5 voix pour un beau texte qui mérite sa belle place. Je suis passée, par une sorte de bête principe de non-ingérence, à côté d’un prix à ma portée : je n’avais pas lancé d’invitations dans mes commentaires.
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Alain de La Roche · il y a
Merci Fred, votre appui m'est précieux.
Bientôt deux années que la sirène tient la Petite sous son emprise. Le jour où elle arrivera à se libérer, le vieil homme ne sera peut-être plus en situation de la prendre par la main pour la guider sur le chemin des douaniers, le long de la côte de granite rose.
Par contre, je mettrai à sa disposition, ce texte et l'ensemble des commentaires qui en découlent.
😏

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Philippe Collas · il y a
Etre partout...C'est être nulle part !
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michel jarrié · il y a
Les pronostics sont fait pour être déjoués. Grosse cote. Bonne chance.
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Alain de La Roche · il y a
Merci Jarrié,
Vivian Roof vient de me demander (me supplier) de voter pour sa nouvelle.
Pour l'instant, je suis premier et lui deuxième.
Si je vote mes 5 pions, il passe premier.
Franchement, vous qui êtes un homme sensé... que ferriez vous ?
😁😁😁

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michel jarrié · il y a
Tu sais Alain ( le tu est pour moi gage d'amitié ) le fair-play ( ou l'esprit sportif ) a toujours prévalu. Nous sommes une belle confrérie, là est l'essentiel. Il est vrai que cet esprit m'a valu souvent l'épithète de ''ravi de la crêche''. Qu'importe ! Allez bonne chance et laissons faire le destin. N'empêche que j'aurais bien aimé pondre ton texte.
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Vivian Roof · il y a
Personnellement, en homme sensé, moi je voterais pour Vivian Roof !
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Alain de La Roche · il y a
D'accord Vivian, je suis comme Jeanne, elle et moi ne pouvons rien te refuser.
Comme je lui dis toujours, "on le gâte trop ce petit".

Quoi qu'il en soit, j'encourage vivement mes lecteurs à se rendre à "Cambrure-la-Douce", il ne seront pas déçus du voyage.

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michel jarrié · il y a
Et comment !
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LES HISTOIRES DE RAC · il y a
...Votez pour quelqu'un qui est bien loin derrière vous 3 ! MDR !
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Fabrice Bessard Duparc · il y a
très drôle et très bon!
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Marie · il y a
Très joli texte tendre empreint de poésie et de mélancolie. Petite reviendra pour sûr vers la maison de Grand-Père, dans cette Bretagne si bien décrite.
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Zutalor! · il y a
Tout à fait... Une "force tranquille", aussi ?
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Joëlle Colson · il y a
Trop tard pour voter mais pas pour apprécier.
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JLK · il y a
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Joëlle Vltt · il y a
Magnifique, magique !
Dommage que je ne puisse pas joindre la photo de la chapelle, elle aurait "parlé" elle aussi :)

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Alain de La Roche · il y a
Merci de ton passage Joëlle. Porte-toi bien.
(pense à cliquer sur "j'aime cette oeuvre" 😉).

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France Passy · il y a
Qu’est-ce que c’est beau !
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Alain de La Roche · il y a
Beau ? Hum... à ce jour la situation est inchangée.
Pour la suite, venez plutôt me soutenir sur "Le jour où je suis mort".

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France Passy · il y a
Ok mais c’est très beau.
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France Passy · il y a
Et j’ai déjà lu et voté pour Le jour où je suis mort...
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Alain de La Roche · il y a
Merci France Auteuil Neuilly Passy.
😉

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France Passy · il y a
Passy bête !
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Marie Hélène Peneau · il y a
Merci pour ce partage. Très beau texte, qui me chuchote tant d’émotions. Je crois à la transmission : dans le fin-fond de mes textes, il y a « le siècle de Léone » qui vous en parlera aussi. Bonne soirée Alain
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Alphonse Dumoulin · il y a
Une personnalité, mieux : un style. Je suis fan.
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Ombrage lafanelle · il y a
Très beau texte qui fait voyager dans la Bretagne féerique, région chère à mon cœur qu'il me tarde de revenir fouler.
Bravo

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Alain de La Roche · il y a
Merci Ombrage. Vous savez écrire, moi je ne sais que conter.
J'ai un texte en préparation où je mélange le réel avec une vieille légende bretonne. Je conte et je compte sur votre lecture.
😉

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cendrine borragini-durant · il y a
Merveilleux texte et merveilleux grand-père. Belle histoire de transmission dans une langue poétique
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Alain de La Roche · il y a
Finalement, vous n'êtes pas aussi méchante que ça.
😜

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Tarek Bou Omar · il y a
Bonsoir M. Alain, ma voix pour ce très beau texte bien qu'il soit trop tard...
Si vous avez un peu de temps, je vous invite à découvrir mon texte en compétition pour le Prix des jeunes écritures : https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-soleil-s-eteint-sur-mon-destin-1?all-comments=1#fos_comment_comment_body_4242995. Bonne continuation :).

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