Le souffle des pierres

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Salut, je suis une artiste à ma manière; j' espère que ça plaira à quelques lecteurs; dans ma tête, après avoir regardé ma vie ou la vie des gens que je connais, je transpose l' ennuyant en  [+]

LE SOUFFLE DES PIERRES

A ce moment là il n' aurait pas pu dire ce qu' il ressentait; tout était encore trop ou pas assez, comme une plaie sur laquelle on n' aurait versée de l' alcool, un bruit aigu, perçant... et eux ils étaient tous autour de lui; il n' écoutait pas, et ne les entendait plus, leurs yeux démesurément trop grands, leurs voix d' une douceur dérangeante, mais dans toute cette atmosphère lourde il ne pouvait s' empêcher de se demander pourquoi il était aussi bien; une paix intérieure l' envahissait; son ami était peut-être avec lui à ce moment là. Avant qu' ils n' aient cet accident ils étaient les meilleurs amis, Octave était son model, on pourrait même dire, même si cela est excessif, sa liberté; tout le monde les appelait les inséparables et quand ils n' étaient pas ensembles on s' inquiétait; et puis petit à petit le salon se vida, les gens partaient les uns après les autres et il comprit que le froid qui l' habitait ferait parti de lui à tout jamais maintenant... .
Il ne faisait pas spécialement beau ce jour là mais pas question d' annuler leur sortie, surtout qu' ils devaient voir les soeurs Harton dont ils étaient fous amoureux tous les deux; de toutes façons ils faisaient souvent la même chose; Ils avaient décidé de se mettre sur leur 31, pas question de ne pas les embaler cette fois-ci; alors la séance de préparation commença avec un sérieux sans pareil: cheveux gominés, chemise en soie légèrement entrouverte, pantalon et veste impécable comme taillé sur mesure; sans oublié les chaussures cirées de près telles des miroirs; bien sûr ils n' avaient pas la même longueur de cheveux: l' un avait opté pour une coiffure rétro et l' autre bien que lustrée avait sa chevelure maintenue descendant comme une cascade, bientôt ils seraient près et à eux la soirée! Il faudrait passer par la viellle route, ça leur ferait gagner du temps et puis ils arriveraient au niveau de la station de Bily pour faire le plein; ils s' étaient trop attardés entre leur préparation et les cadeaux qu' ils avaient dû embaler à la dernière minute car Madame Kicf la voisine leur avaient promis de leur donner de sublimes emballages après avoir entendu inopinément leur conversation de jeunes hommes et avait manqué à sa parole, elle avait dû sûrement oublié ou avait changé d' avis comprenant peut-être que cela pouvait être gênant mais ça ne les avait pas du tout arrangé! Pressés et la peau déjà moite les voilà qui étaient partis! Ils roulaient depuis queques minutes mais déjà les roues de la voiture s' étaient embourbés et un grincement sur les graviers se faisait entendre; il fallait qu ils s' arrêtent pour voir l' ampleur des dégats; Octave savait qu' il aurait dû éviter ce trou mais maintenant ils étaient définitivement en retard! Le pneu avant gauche ne pourrait pas être dégagé facilement, enlisé comme il était! Après de maintes tentatives et dégoûtés ils décidèrent d' appeler chez eux pour qu' on les dépanne puis ils attendirent énervés l' un envers l' autre de surcroit; c' est alors qu' un bruit venant du bas côté du sentier se fit entendre et une jeune fille vêtue de blanc leur apparût; tout d' abord ils restèrent figés puis un genre d' effroi s' empara d' eux mais très vite ils se calmèrent et d' une voix claire elle dit: " bonsoir, je peux peut-être vous aider?; j' habite à deux pas et j' ai vu votre roue se coincée "; hésitant ils refusèrent et puis ils devaient attendre à l' endroit qu' ils avaient donné car quelqu' un devait venir les aider mais elle leur proposa de revenir avec une planche de bois pour faire contre poid et essayé de remettre la voiture d' aplomb; ils accèpterent et elle revint très peu de temps après avec une énorme planche qui paraîssait lourde; de toutes façons qu' aurait fait la personne qui était censée les rejoindre, de plus! Elle dégageait une fragilité mais paraîssait avoir une force dont on ne pouvait expliqué l' origine et cela leur faisait très peur; mais à peine eûrent-ils remit le contact que la voiture se dégagea; ils la remercièrent vraiment; leur visage exprimant toujours de l' étonnement, de la sympathie mais aussi et surtout une sorte d' de terreur; après avoir repris le chemin en direction de cette fameuse soirée ils appelèrent quand même pour dire que ce n' était plus la peine d' empreinter la dépanneuse et qu' ils avaient réussi à redémarrer; l' ami de la famille déjà en chemin et sur le point d' arriver fit demi-tour et leur dit d' être prudents; ils arriveraient bientôt au niveau de la station; ils avaient soif, ils leur faudrait faire une pause car toute cette agitation les avait comme transformés; ça y est! ils étaient à la station, Bily leur offrit les boissons et les deux jeunes garçons leur parla de l' incident et de cette fameuse jeune fille mais Bily leur assura que personne n' habitait à moins de cinq voir même dix kilomètres à la ronde; ils repartir le coeur noué; la soirée ne serait pas comme celle qu' ils avaient imaginé! elle était bien là, pourtant, ils l' avaient bien vu, lui avaient parlé, c' est même elle qui les avait décoincé! Octave roulait prudemment cette fois-ci mais il avait l' air ailleurs et soudain il s' écria: " les pédales, les pédales! comment ça se fait! " en effet elles bougeaient toutes seules, le volant aussi! ils ne contrôlaient plus rien; c' est comme si la voiture était conduite par quelqu' un d' autre! les portes étaient coincées, les fenêtres condamnées, plus rien ne s' ouvrait et il commençait à faire une chaleur intenable, suffoquente! Octave avait perdu le contrôle sur lui-même et lui, il restait figé regardant le précipice vers lequel ils se dirigeaient à vive allure et sachant au fond de lui-même que c' était la fin! il sentait encore le souffle de son ami quand il se réveilla tête en bas, le corps endolorit et cette odeur de sang qui l' imprègnait et puis il s' évanouit...
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