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Le narcoleptique à la chemise trop large

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Alex Laswicz

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À peine entré dans la cabine trop éclairée, j'ai fait valser mon t-shirt et mon pantalon en évitant de regarder le miroir. Prostré en caleçon et chemise en jean trop ample, mes paupières devenaient de plus en plus lourdes. Lenteur stroboscopique de mon reflet grotesque. La lumière s'est éteinte. Je ne sentais plus mon corps.
"Oups !" t'étais-tu peut-être exclamée en me découvrant, les yeux fermés, après avoir tiré le rideau.
"Monsieur ?"
Ta voix suavement éraillée me réveilla paresseusement. Ton regard émeraude de féline s'est fixé sur la forme bombée du tissu tendu. - Tente de volupté. - Trop tard pour dissimuler l'effet de mon rêve, mes bras ballants restèrent collés à mes hanches.
"Je... hésitas-tu.
_ Vous...
_ Je ne fais jamais ça mais, puisque vous êtes là, vous pourriez me donner votre avis..."
Ta question resta en suspens. Tu serrais fort ce chemisier de satin tout neuf.
"Vous savez, je ne connais pas grand chose à la mode.
_ Tant mieux, je déduirais votre avis à la spontanéité innocente de votre réaction."
Tu as descendu la fermeture éclair de ta jupe qui s'est échouée aux talons de tes escarpins en cuir noir. Tu as retiré ta tunique puis peiné à joindre tes deux mains dans ton dos nu. La "tente de volupté" s'est tendue au maximum lorsque tu m'as demandé si je pouvais t'aider. Nous fixions le reflet de nos regards en esquissant des sourires qui tanguaient entre timidité et séduction. J'ai maladroitement arraché l'agrafe de ton soutien-gorge alors que mon sexe s'insinuait entre les boutons de mon caleçon. La barque de tes lèvres luisantes s'est élargi. J'étais stupéfait par la blancheur voluptueuse de tes seins fermes et galbés. Ta main a effleuré le bout érogène de mon gland d'où perlait une goutte translucide. En attente derrière toi, j'étreignais la dentelle de ton bonnet C. Les fils de lin imprimaient des motifs floraux écarlates dans ma main moite et serrée. Le rideau s'est ouvert puis refermé lentement sur l'air entendu d'une jeune vendeuse. Les courbes de tes fesses rebondies me sont apparues dans le miroir quand ta culotte et mon caleçon ont glissé dans un même mouvement.
"Tu n'essaies pas le chemisier ?"
Tu t'es retourné pour étouffer mon trait d'esprit. Mes jambes flageolaient d'interdit.

Dehors, un coup de froid frappa mon bas-ventre encore suant. Le vent s'infiltrait sous ma chemise trop grande à laquelle manquait deux boutons que tu avais arraché dans ton empressement, en même temps que l'anti-vol.

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