Le monde écœuré

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Le monde écœuré
Aujourd’hui, il fait beaucoup plus peur. Plus que d’habitude...Le ciel a gardé sa couleur, la rose a le même parfum, mais l’humeur qui règne dans les rues de ma ville est devenue morose. Tout est à l’arrêt, c’est comme si le monde avait cessé de tourner. Un seul mot, « COVID-19 », fait les actuelles, faisant oublier toutes les autres inquiétudes de l’humanité. Elle nous diminue, présentant toutes ses personnes atteintes comme des simples chiffres qui défilent dans les soirées devenues desertes, en bande passante dans nos télévisions. Je n’aime pas ces jours, ces mois de coronavirus, personne ne les aime d’ailleurs. En effet le coronavirus nous donne des journées absentes. Ce qui nous laisse un monde sans, avec des hommes sans.

Depuis un certain temps, mon reflet dans le miroir semble me demandé, mais où est passé le monde aux caractères géniaux, le monde des embrassades? Je sais juste répondre qu’il a disparu, comme l’étincelle qu’on absorbe lorsqu’on est pleinement heureux. Tout est arrivé si brusquement qu’on n’a pas eu le temps de se préparer. Il a disparu en se cachant derrière un masque. Les masques, c’est ce qui fait maintenant notre quotidien, c’est ce qui cache maintenant nos visages. L’homme apprend à fuir l’homme...Dans les écoles, tout comme dans les églises, il n’y a plus personne assise sur les bancs, ni même dans les ailes, en ces débuts d’après-midis. Les chants avec les cloches particulières des dimanches d’églises, et même les cris des enfants dans les cours d’écoles ont disparu... Le monde a perdu son sens. Est-ce vraiment le sens du monde qui est perdu ou le monde lui-même ?

« La solitude ne m’affaiblit pas, elle me renforce, me remplit de quelque chose de bizarre qui me nourrit, me parle la nuit, me raconte des contes, des histoires qui sont vraies, qui sont des vérités » - Chavela Vargas-. Je ne voudrais pas croire qu’on puisse s’enfermer dans cette vie-là, bloqué à la maison. Quand on veut ajouter de la présence humaine dans nos journées, on parcourt le même album photos qu’on a déjà parcouru une centenaire fois. Les mêmes pauses, les mêmes sourires des vieux copains et copines sur les cartes. On veut revoir le monde d'hier. Mais on a aucune assurance que le monde sera le même à la sortie de la crise et que les gens seront toujours les mêmes –Le changement fait partir de l’essence humain-. Chaque photo m’envole dans un monde bien meilleur de mon imagination à chaque fois que je peux la regarder... Beaucoup de temps passe, sans que l’extraordinaire nous soit offerte. Cependant, on arrive toujours à apprendre quelque chose de nouvelle sur la vie.

Que sera le monde de demain ? Une correction de celui d’aujourd’hui? Ce qui est vrai, l’après ne sera plus comme avant. La crise du coronavirus virus est un accélérateur du changement. Peut-être que le monde sera bien meilleur et les hommes deviendront bien plus meilleurs pour améliorer le pronostic vital sur le cancer, pour parler de l'univers avec un peu plus de precision ou pour tous de comprendre les enjeux de preserver l'environnement . Mais aujourd’hui, je vis les nostalgies du monde d’hier...

On regrette plus ce qu’on n’a pas fait que ce qu’on a mal faiit. Et si nous agissons pas dans la plus la part des cas, c'est à cause des doutes qui font nos peurs. Saurons-nous plus courageux demain pour faire ce qu’on avait tant excité de faire ? Ce n’est pas tant évident. Au moins à la fin de cette crise, les hommes auront peut-être appris à s’aimer un peu plus. On dira maintenant plus souvent ‘ je t’aime’, et ça sera sincère. Nos câlins seront plus intenses et dureront plus longtemps.

Aujourd’hui apparait tellement vide que, je pense plus à demain. Comment sera demain ? C’est la question que je veux poser la L’Univers.
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