Le jour d'après !

il y a
3 min
19
lectures
5
Qualifié
Le soleil s’apprêtait à se coucher. L’automne venait tout juste de naitre. Nous étions à l’hôpital de la ville. Ce soir, j'avais du mal à respirer, mon cœur battait à fort rythme. Je ne pouvais ni parler, ni reconnaître la nuit de la journée.
Elle était malade, elle souffrait, elle était sur son lit, je peux dire qu’elle vivait ses dernières heures, elle se déplaçait à vitesse très grande pour aller juste vers sa sombre demeure. Oui, elle voyait sûrement l'ange de la mort venir vers elle.
Je savais qu’on ne pourrait point se quitter. A premier regard, mon instinct amoureux qui dormait, s'est réveillé. Je la voyais sublime, brave, gentille, adorable, Elle était juste magnifique. Je la voyais jeune, intellectuelle, intelligente, salutaire, elle était juste charismatique.
Cette femme, étoile je dirais, lune je dirais, ou bien même sirène je dirais, était mystérieuse. Sa beauté et son calme m'ont infecté au plus fort de la maladie des amours. Elle était juste là, sous mes paupières, bien réelle avec une forme grave, radieuse et vitale.
Les résultats de l’analyse furent méchants et trop ennuyants.
Elle me dit avec un cliché d'œil: ‘’je t'aime et je t'aimerai pour toute ma vie. Si un jour ton cœur s'arrêtait de battre, je te donnerais le mien car il ne servira à rien. Oui il ne servira à rien, car il est fait uniquement pour t'aimer. Mon algorithme c’est toi, c’est toi qui m’as programmé. Tu es toute ma vie’’.
Je tremblais à ces mots. Elle était mon châle, ma couverture, elle me soutenait, elle me protégeait. On s'entendait plus que tout au monde, on était Julio et Roméo. Mais hélas, la vie a organisé des représailles contre moi. J'ai failli de même succomber. Mon intégrité était en danger.
Elle me disait, pourquoi es-tu dans l'air, ne m’amènes pas là-bas, pourquoi tu me survoles, hélas je me rappelais des versets du coran. Je savais qu'elle était sur le point d'immigrer vers les cieux, vers le mystère.
Son âme était en voyage vers éternel, et je ne ressentirais jamais ses beaux parfums, on ne se taquinerait plus jamais, et elle ne pourra plus jouer avec moi.
Elle me regarda un moment et jeta les yeux en haut, au plus haut des montagnes vers Himalaya, avec ses yeux blanches, belles, comme de la neige, je ne les verrai plus jamais me fixer, Et c'est fini. Son parfum, sa douceur, ses yeux, son corps, ainsi que sa tendresse, son humour, sa pudeur, son élégance, étaient partis.
Boom, la femme de ma vie était partie pour de bon. Elle entra en coma. Elle avait contracté la maladie des femmes guindées, des femmes braves aussi, le cancer du sein. Etant donné que le cancer n’a pas été diagnostiqué dès ses premiers stades, la tumeur a pris place et s’est propagée dans les autres parties du corps. Oui, cette maladie était les épines dans sa routine, dans notre routine.
Je m'en souviens un jour, elle me disait et comment ferons nous pour avoir un enfant, mon amour je veux tant te donner l'amour et de la descendance aussi. Ma vie allait se chambouler.
J'allais sans doute être victime des sévices de la nature à présent. Hélas, je n'arrive plus à dormir, je n'arrive plus à manger, car comment manger sans appétit?
Mon appétit, elle l'a emporté avec elle. Hélas, elle m'a asphyxié. Je n'arrive même plus à respirer. Nos dialogues, nos jeux, nos discussions, nos courses de vitesses, nos projets, nos débats, nos ballades me manquent de nos jours.
L’arrivée des médecins fut mémorable pour moi, ils sont arrivés juste à temps et l’ont amené en urgence, pour une opération directe. Elle était de groupe sanguin O+, fortuitement, je l’étais aussi, on n’a vite fait une transfusion pour la sauver.
Des heures de pratiques médicinales, j’étais égaré et j’avais peur de la perdre, je pleurais de temps en temps dans les toilettes de la première étage de l’hôpital.
C’est plus tard, que la sage-femme vint tard dans la nuit pour m’annoncer que l’opération s’était très bien passée et que je pourrais voir mon âme sœur demain matin.
Le jour d’après cette opération était certes la plus magnifique, la plus heureuse et la plus joyeuse de toute ma vie, j’ai ensuite payé une partie des frais médicaux et l’autre partie était prise en par notre assurance médicale.
Le lendemain, je l’ai vu avec son sourire radieux comme toujours, Lorsque le soleil se mettra à l'ouest avec sa couleur vive, je pourrais voir ta silhouette, comme l'oiseau voit le mont Everest. Jaime ta couleur vive de l'arbre, j’adore échanger avec toi sous la palabre, tu es sublime pour moi comme le roi et son sabre, je ne ronfle pas en rêvant sous ton ombre, tu es Claire, ravissante et pas sombre.
Ma vie sans toi est rétrogradée, sans toi mon cœur va se dégrader, loin de toi, Ma vue est déserte, et dépassée. Ma plume, dure comme de la coquille, assumera mon amour comme un crime commis. Je ne respire point l'aire malheureuse. Je ne transpire qu'avec apparence heureuse. Je veux toujours te rendre heureuse,
Le jour d’après cette opération, nous allons vivre une vie vierge avec toujours de la symphonie, une vie rose et un peu de la mélodie, une vie calme sympa avec des parodies. On va vivre les rythmes des balafons, poursuivre avec toi, aller jusqu'au font.
Quand elle reprit conscience avec un seul sein, pour la donner un sourire, je la demande ce qu’elle veut manger, elle me dit avec un cliché d’œil, je veux des poires, et on s’est mis à rire et même les médecins riaient. Et depuis ce jour-là, je l’appelle madame poire.
Maintenant, elle se sent bien et hyper heureuse et je l’apporte l’aide morale et psychologique, pour qu’elle ne se sente pas solitaire et délaissée.
5

Un petit mot pour l'auteur ? 1 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Un grand bravo pour ce jour d'après empreint d'optimisme et d'espoir ! Mon soutien ! Une invitation à venir soutenir Katherine la Combattante dans sa lutte courageuse et acharnée contre l’épouvantable maladie du cancer du sein. Mes remerciements d’avance !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/katherine-la-combattante