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Le grand cirque

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Tymélion

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Ridel ( Chronique de la vie barbare ) extrait
Adolescent il était régulièrement battu par ce père idiot, déglingué et alcoolique. Toujours très énervé le soir en rentrant du boulot, et n'ayant déjà que trop picolé sur ce maudit chemin du retour, ce chemin qui n'était autre qu'un alignement ininterrompu de bistrots mal famés. Aussitôt qu'il trouvait ce pauvre gamin à traîner dans ses pattes, celui-ci certainement en quête d'affection ou de reconnaissance, quelque en soit la raison, il le choppait avec ses larges poignes sales et il le corrigeait alors à grands coups de ceinturon, le frappant même jusqu'au sang. Durant ces instants fatidiques, ce tortionnaire sans scrupule se dégorger ainsi l'esprit et par autant de coups, de la rage et de l'amertume induite par les carences sexuelles que lui dispensait très malicieusement son épouse Georgette. Cette salope murée à présent comme un lézard dans sa détermination à faire chambre à part, et ayant décidé dans sa rancœur de femme, à lui faire payer jusqu'au sang de l'avoir trompé avec la chiennasse d'en face, laquelle craignant pour ces os s’était empressée de déménager. Cette pute qui refusait désormais tous tralalas, alors que face à son regard de dément et ses yeux exorbités par le désir et l'envie, elle passait son temps à exhiber son petit cul et ses seins opulents comme autant de lanternes de Noël, pour bien enfoncer le clou de la vengeance dans son crâne d’œuf.
Quatre longues années avaient passé, la mère s'était teint les cheveux en rouge et prit un amant cheminot pas trés vert, chez lequel elle passé à present tout le clair de son temps. Cheminot, un emploi stable qu'elle disait, avec en plus des bons de réduction plutot balaises pour voyager confortablement sur les lignes SNCF. Ainsi elle pouvait visiter plus régulièrement ses deux soeurs, sa seule fammille, nées toutes deux du second mariage de leur mére et célibataires. Elles demeuraient les Flamandes au pays de la saucisse frite et caquetaient toujours avec un fort accent belge que Ridel n'aimais pas. Gamin bien avant que tout ne se gâte, il les revois au salon se gavant de bon mots et de chocolat, entre deux tasses de café ou elles médissaient allegrement et hypocritement sur le pére, car lui reprochant dur comme fer son origine Wallonne. Ce père qui chaviré de plus belle et que rien désormais ne semblait enrayer le funeste destin. J'aime quand ça crie, j'aime quand ça souffre, le bonheur m'emmerde ! Le bonheur n'est qu'un état d'ébriété, l'alcool c'est Dieu disait-il en bon mécréant qui se respecte, et Dieu l'a tué. Tout c'est passé au premier de l'an, le soir comme il se doit en pareille occasion, la tournée des bars avec ses copains d'infortune à avaler des coups bien plus que d'habitude. Au milieu de la nuit il s'est dressé brusquement dans son lit pour vomir du sang, juste le temps de retapisser de rouge les murs de sa chambre en renversant tout le mobilier sur son passage et il s'est écroulé. Au petit jour quand les toubibs du SAMU sont arrivés, des paillettes dorées encore plein les cheveux, comme un steak oublié dans l'assiette, il était déjà froid
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