le goëland

il y a
1 min
6
lectures
0

écrire pour se vivre encore et encore, pour jouer avec ses miroirs et ses mémoires. Ecrire pour se voir dans l'autre, pour voir l'autre en soi  [+]

Royan 24.O3.87
Être bien... il ne s’agit pas d’être ou de ne pas être – car cela, c’est une connerie – mais de bien ou de ne pas bien. Pascale me demandait pourquoi je sautais sans transition d’un sujet à l’autre et pourquoi je ne finissais pas mes phrases. J’ai ainsi découvert avec elle que je détestais redire ce qui avait été dit, ou dire ce qui était évident – dans mon esprit – ou faire du plagiat. Comme si je tentais par là de toujours faire une sorte de création, un renouvellement permanent. Elle m’a dit que c’était peut-être aussi un souci de conserver ma marginalité, vouloir être « différent »... je saute d’un pied sur l’autre, d’un sujet à l’autre, parce que tout est lié de toute façon, et je le fais de manière originelle à chaque fois... en somme.
Le plagiat... Elle m’a confié le manuscrit d’un de ses amis et j’ai été stupéfait d’en parcourir les chapitres. Comment ? Un écrivain peut faire un livre calqué de A à Z sur un film sorti depuis longtemps, « Le voile bleu » ?!...
« Bien ou ne pas bien », that is the question. C’est plutôt le not-question, parce que je suis bien.
Aurore vogue loin, très loin, dans tout ça. Je vis ici l’amour et la séduction en même temps, je fais des découvertes et m’initie – comme toujours – au vol de Jonathan le goéland, et j’en ai même oublié de téléphoner à Nicole... ça pourrait être impardonnable, mais il faut comprendre que Pascale, vraiment, c’est Nicole. Il n’y a rien de contradictoire là-dedans. C’est tellement différent et tellement semblable à la fois. C’est l’unité qui en fait l’identité. Comme je lui ai dit : « Je suis un homme-grenouille, je nage avec des palmes dans nous ». Poisson et oiseau à la fois, c’est pourtant toi, Nicole ou Pascale ou Géraldine, mon goéland-étoile. Comme Claude. Comme toutes les espèces en voie d’apparition qui me font voler plus haut. N’oubliez pas : pour Jonathan le goéland, piquer vers le sol ou planer, ça revient quand même à la même chose. Et dire que ce bouquin ne fait que 124 petits bouts de pages ! Faut dire que Le Petit Prince en faisait encore moins...
Bon dieu, comme c’est intéressant, cette période !...
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !

Très très courts

Vies (au pluriel)

Renise Charles

Quand je remonte les files de voitures, je me sens le roi du monde. Je me faufile dans le moindre espace et, aux heures de pointe, je suis plus rapide qu’une Porsche. Mais là, allongé sur le... [+]