Le désordre? Fils de la pauvreté, de l’abandon et de la guerre ?

il y a
1 min
10
lectures
1

Photo-graphie, entre écriture et territoires. Clavier, écran...L'usage de la main se perd. Echange ou partage ? j'ai choisi le partage https://vimeo.com/user2896606  [+]

Sans doute êtes-vous certain
Que le « désordre » est naturellement un enfant bâtard (sinon taré !) 
De la mère « pauvreté » et du père « abandon ».
Cela saute aux yeux, non ?

D’ailleurs, il y en a beaucoup, des « désordres »...
Mais l’Ordre, il n’y en a qu’un, un vrai, un authentique, immuable.
Les individus qui sont privés de ce gène sont fichus,
Et tant pis pour eux.

Car, sans lui, on ne peut rien faire, absolument rien faire !
Imaginez un seul instant :
Peut-on épargner la moindre petite somme sans aucun ordre ?
Peut-on soigner réellement sans cette clairvoyance méticuleuse ?
Peut-on communiquer sans langage digne de ce nom ?
Et puis, le désordre, c’est pour les animaux, n’est-ce pas ?
A part les abeilles, les fourmis, les loups...mais...bon...

Donc tout cela parait bien clair.
De la naissance à la mort il faut ab-so-lu-ment s’organiser,
Et pour bâtir l’histoire on signe des traités, pas des bouts de torchons !

Mais quel est l’Ordre qui ne cherche pas à s’imposer,
Jusqu’à tarir l’imaginaire dont on fait les rêves d’autres.
Tous comptes faits, les petits, les gros, les vieux désordres,
Qui vont, qui viennent, sont-ils vraiment pernicieux ou même inutiles ?

Pour retrouver le sens des richesses enfouies sous les décombres,
Ou qui sommeillent sous les plis d’une peau ridée
Il faut bien s’écarter un peu des chemins battus
...et se perdre aussi parfois.
1

Un petit mot pour l'auteur ? 3 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Kolgard Sino
Kolgard Sino · il y a
La vie est un chaos absolu...
Image de Gabriel Meunier
Gabriel Meunier · il y a
Paul Valéry aurait dit (en substance) "Deux dangers ne cessent de menacer le monde: l'ordre et le désordre". Actuellement, face à la pandémie, la mise en place d'un plan fort, durable et international se fait en grande partie exacerbant à l'extrême les risques (réels) du désordre pour faire admettre à la population des mesures très restrictives de libertés... Mais n'est-ce pas au risque de créer peu à peu une société (?) déniée de toute capacités d'imagination, de remise en cause voir de contestation ? Oui la vie est un chaos absolu, mais il faut l'admettre et se réjouir que quelques ilots d'ordre puissent émerger de temps en temps
Image de Kolgard Sino
Kolgard Sino · il y a
Même les anarchistes respectent un certain ordre (Naturel en quelque sorte). Mais, cette problématique de l'ordre et du désordre me pose question. Est-ce que l'ordre, au sens humain, sociale, scientifique, rigoureux, n'est pas une déformation de la tendance naturelle de l'esprit humain à catégoriser, structurer, organiser son réel ? Étant des êtres de raisons, on a besoin de ça, mais on est également des êtres de coeur (au sens Pascalien du terme, c-à-d, des être sensibles, fonctionnant au senti, à l'intuition, au jugé et à l'affect ). Est-ce que l'ordre, à notre époque, n'est pas une projection poussé à un terrifiant paroxysme d'une logique à bout de souffle ? Bien que la teneur de mes propos peuvent laisser à croire que je suis contre l'ordre, j'admet son intérêt et son importance. Il suffit juste d'observer nos vies pratique. On a besoin de se lever et se coucher à une certaine heure, d'accumuler une quantité de sommeil pour se reposer, de prendre des rendez-vous, d'organiser son agenda etc... En ce sens, l'ordre permet de "mieux gérer les contraintes de la vie". à un niveau plus haut, il y a un certain ordre supérieure (pas au sens spirituel): Le soleil se lève et se couche à tel heure, on vit on meurt, on a besoin de manger boire etc... En ce sens, on est soumis à une certaine forme d'autorité qui nous dépasse. Donc l'ordre est une composante fondamentale de la vie. Ce qui me gène, ce sont les ordres absurdes, les contraintes purement contraignantes, qui dans une logique d'ordre cherche à taire la part sensible en nous, qui est elle-même en quelque sorte s'inscrit dans une forme d'ordre des choses.