LE CONFINEMENT À KINSHASA PARTIE 5.

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Jeune congolais , juriste en formation, amoureux de la lecture et de la littérature! Vaillant combattant contre l'injustice , passioné par la culture, polyglotte, activiste social  [+]

Aux bruits harassants de l’énergumène, dans ce bal poussière d’une ville bruyante emportée par le non-respect du temps de son annonciateur, Kinshasa se réveillait de son sommeil, comme Lazare quitta son tombeau pour y rentrer après sa deuxième mort. C'était la fin de ce périple officiellement respecté et désorganisé! Mais hélas, dans mon cœur broyé, les séquelles de cette privation, loin des yeux de celle qui m’éblouissait, se chagrine dans la solitude un être sous le poids du malheur. L’ironie du sort l’amena dans une mesure temporelle incertaine où il faudra effort et patience en centaine pour la revoir. Comme si de rien n’était, on m’arrache toujours ce que j’ai ou plutôt ce que j’ai de cher. Dans cette dynamique de vie chère, ou le dollar par sa montée crée tout un art et le franc se déprécie sans être franc! Dans l'Afrique qu’est ce tombeau, la vie devient dure au Congo!
Quand la nuit chasse le jour et que le noir règne sur terre, allongé à l’image du grabataire, ma vie défile sous mes yeux et je ne cesse de penser à elle, cette méditation relative s’arrose des larmes qui humidifient les joues sur lesquelles, l'habitude lui avait donné ce droit d'y placer ses lèvres. Ses yeux étoilés brillaient par le frôlement de ma main sur la commissure de ses lèvres et de son corps taillé de courbes et de cambrures, sortait une énergie qui ravivait ma raison de vivre. Mais pourtant, la vie décida autrement, comme elle s’arrêta chez les zéropéens durant la pandémie chez moi elle trahissait encore une fois, après m'avoir arraché tout ce qui constituait mon bonheur terrestre, elle m’arracha cet être bienveillant pour m’abandonner à mon triste sort, dédoublé dans l’impossibilité de m'autofixer et m'évaluer. Heureux aux jeux, malheureux en amour, dans une vision consciencieuse aucune place n’y est pour des aventures libidineuses.
La vie au Congo reprit son cours au-delà des marches, réclamations, animations et spéculations.
Les mêmes qui nous dirigent en béton ou en carton, pacificateur ou détourneur, soldat du peuple ou marionnette occidentale, rayiss ou hais...Tous s’enrichissent et nous volent notre avenir, les pauvres que nous sommes s’amollissent sous des souvenirs!
Qui de nous deux, se rétablira avant l’autre? Pourtant c’est elle qui manque à mon bonheur, mais ma patrie dans sa naïveté fait bondir ce monde jouisseur plein de bandits.
La foi est un langage fou, et de dire que le Congo sera développé c’est peut-être déplacer les montages or aucune ne l'a déjà été, ce rêve peut être réalisé attendons le jour après la fin du monde, en même temps que ce peuple croupit dans la misère mon âme s’en va au désert, respirons toutes sortes des airs, notre histoire d’amour règnera pour tous ces ères...
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Steve Luzolo · il y a
Texte bien écorché
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Obed Mwilambwe · il y a
Merci cher Luzolo ✊❤