Le braconnage - un fléau pour la société

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Ils causent, ils parlent pourtant rien de reste après leur passage.

Ergotage, discours au coin du bar, ils attirent sur eux toute l'attention des pauvres quidams pris en otage de leur prorpre manque d'horizon.
Affalés sur un verre, dictant la raison, la morale et le bon sens à toute personne prête à les écouter d'une oreille attentive ou même distraite.

La conviction dont ils usent pour leurs attentats verbaux laissent pantois d'admiration les cerveaux usés et ne permette en aucun cas aux réflexions utiles de prendre part au débat.

Perdus au plus profond d'un raisonnement égoïste, voir nombriliste, les sauveurs à deux sous s'élèvent au dessus de la plèbe afin d'être admiré par la finesse et l'intelligence qu'ils déploient tous les jours à l'heure de l'apéro.

Les ignobles ne laissant aucune chance de s'épanouir une idée autre que la leur, laissent croire qu'ils agissent pour le bien de la communauté. Pourtant, leurs motivations sont bel et bien personnelles : Le plaisir de s'écouter parler au grand dam de leurs voisins à qui ils ne restent plus de temps pour en placer une.

L'équilibre d'une conversation saine rompue, il ne reste plus que les maux d'un vide retentissant dans l'esprit des victimes que ces braconniers des mots ont cruellement lésé.

Mais que pourrions nous faire pour éviter de tels débordements au moment où l'envie de prendre un café nous vient ?
Devrions nous subir la diatribe stagnante de tous ces phénomènes de bar ou encore fuir à chaque fois que quelqu'un lance un sujet traitant de politique ?

Ni l'une ni l'autre solution ne saurait enrayer le processus regrettable à long terme et finirait par frustrer l'auditeur autant que le fuyard.

Il s'agit bien d'un combat qu'il faut mener contre l'envahisseur, contre ceux qui nous restreignent délibérément notre temps de parole.
Il s'agit aussi et surtout d'un effort personnel qui doit être fournit pour se soulever contre la passivité.

Prenons la parole, défendons nos idées dans le respect de chacun. Un argument a force de loi dans n'importe quelle réflexion et il est temps de les mettre en avant.
C'est ainsi que nous pourrons sauver les concepts novateurs, protéger les utopies à naître et apporter à tous un changement venant de divers pensés qui auront pu mûrir au sein d'un dialogue construit sur la tolérance.
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