L'avion

il y a
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Nous sommes au coeur de l'Afrique Centrale. Plus précisément au milieu du peuple pygmée Bayaka. Enfin presque.
Kasciula et sa tribu sont des lointains cousins des Bayaka. D'ailleurs la dernière fois que leurs tribus se sont rencontrées, son grand père n'était pas né. C'est dire si ça remonte à loin.
Kasciula est un petit garçon heureux. Ses journées sont rythmées par l'apprentissage de la chasse, de la cueillette et de la danse. Il a quelques bons copains autour de lui et il ne peut pas imaginer comment sa vie pourrait être meilleure. La nature est généreuse et sa famille mange a sa faim. Les rires, la joie et l'insouciance font partie de son quotidien et il a cette belle sensation que l'éternité est devant lui, belle et sans surprise.
Pourtant, depuis quelques jours, il sent bien qu'il se passe quelque chose. Ses petits copains l'ont ressenti également mais malgré leurs efforts ils n'arrivent pas à comprendre pourquoi les adultes ont l'air si soucieux. Dés que les enfants s'approchent, les grands baissent d'un ton et prennent des airs de conspirateurs.. Yaola, l'amoureuse de Kasciula (mais il ne faut pas le dire) lui a même dit qu'elle est certaine d'avoir vu sa maman pleurer.
De son côté, Kasciula a entendu son père dire à sa mère de ne surtout pas en parler aux enfants pour ne pas les affoler.
Alors évidemment, les enfants s'affolent. Et tous se demandent ce que les grands redoutent. Et pourquoi leur village si gai et si agréable à vivre est devenu si triste et si morne. Comme si la gaieté était partie d'un seul coup, et comme si, maintenant, l'avenir devenait incertain.
Aujourd'hui, les adultes ont prévu de se réunir pour un conciliabule dés que le soleil commencera à descendre. Les enfants ont leur plan et cette fois ci ils sont bien décidés à comprendre. Chacun a son emplacement et si tout va bien, ils devraient enfin pouvoir entendre les grands et comprendre ce qui se trame...
Tout le monde est en place. Les enfants, petits espions écoutent... Et c'est sûr que maintenant qu'ils savent, ils partagent l'effroi de leurs parents..
Pour la 43ème fois aujourd'hui, à l'heure habituelle d'observation, le Dieu n'est pas venu les saluer..
Et pendant ce temps là, à Paris, le Commandant de Bord Caroline Demory pense que, sans ce maudit coronavirus, elle aurait du assurer la liaison Air France quotidienne Paris-Johanesbourg....
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Philippe Clavel · il y a
le Covid vu indirectement par une tribu de chasseurs-cueilleurs, l'angle de vue est original, le propos intéressant
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Ch. Deguerrelasse · il y a
Joli ! C'est mon jour de tomber sur plusieurs TTTC plaisants malgré leur lien avec la pandémie qui nous tient à la gorge.