L'AS-TU SENTI TOI AUSSI?

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Ouragan de messages textuels informatiques, Picturales et Terrestres, les symboliques s'accumulent Sur l'océan dense électrique Et la violence virtuelle économique D'une gigantesque bulle:  [+]

La Tristesse est le plus beau sentiment du monde.

Elle exprime d'une voix incomparable tout l'irréparable qui nous dissout dans le grand flux.

Elle appelle les Esprits sur ses grandes pistes incartables,
Magna Dharma d'une voix sans appel, d'un appel irrévocable posé sur des vocables indicibles, et les Esprits se rencontrent, libres.

Les Esprits s'accueillent les uns les autres, lèseNT l'un et lacèreNT les chairs immatérielles posées sur le rebord d'un rêve idiolectique et syncrétique.

Les esprits s'accueillent et grandissent, et l'hospitalité qui en découle inonde les blancs auspices; laisse pisser la rivière de peine dans ton crâne et rejoins-nous au fleuve le soir au jour dit.
Des jours contenus dans des heures pensées comme des minutes vivantes, les secondes qui naviguent devant les grandes premières, et ton coeur qui bat vite, et tout l'Océan te féconde sans bruit:
C'est ton coeur qui bat vite, c'est ton corps qui chavire d'accueillir tout un monde sur une petite barque qui débarque à peine d'on ne sait où, et que personne ne connaît.
Ils ne savent pas un secret, mais ils m'embarquent dans leurs labyrinthes aux coudées non franches, dans leurs désastres qui sentent l'étoile mouillée, et qui te descendent.

Le Fleuve est avec toi dans tes périls périscopes et tes pathéties funestes, et t'emporteNT avec le vent tes toiles de dents et les voiles qui recouvrent les dents des sourires des chants des anges et des grandes joies, et tous ces sourires de putains violentes qui sont des âmes dévorées, tout comme toi, et c'est ton coeur qui bat plus vite, et c'est ton corps qui chavire, et c'est le Fleuve qui te débarque, et c'est le Monde qui t'inonde, et c'est la ligne de départ qui démarre, et c'est tous les moteurs qui vrombissent:

Déclare-toi. Prends Parti. Prends tout à coeur. Attache tes cordes à des couleurs, des couleurs à des drapeaux à des fleurs à des fusils en chiens et à des chiottes en chien de fusibles, en quête de sacrifice, inculteS des cultes et des artifices dévorants d'initiantes intrigues posées sur des torrents de mystères,
Et c'est ton coeur qui s'inonde, et c'est le monde qui chavire quand l'ombre débarque et que ta barque déborde et que l'Aube illumine tout dans un grand cri sauvage:
NOUS SOMMES EN VIE!
Et c'est tout un monde qui hurle, et c'est le vent qui s'attriste, et ton coeur bat fort encore, et l'océan rougit, mais ce n'est pas l'émotion, c'est l'infécond de nature qui fait ses règles, et ne connaît pas de loi:
Les esprits se rencontrent, et se contrent, et tu n'existes pas. Il n'y a pas de moi, pas de moisson, juste un grand ciel injuste, et la jute qui tombe, et la mâne qui féconde sans regarder derrière les contreforts des nuages qui s'indiffèrent de nous, et nous regardent paître tandis qu'eux passent, et le temps passe, et il ne se passe pas grand chose.

Ton coeur bat moins fort, la pression s'accentue mais le Fleuve ralentit, tout chavire plus lentement, il n'y a plus de cris, plus de corps, plus de vocable, plus de pluie, il n'y a plus de fort, plus de drapeau, plus de surplus et moins de témoins, il n' y a qu'un radeau de plus en plus seul posé sur une tristesse sentimentale, et qui s'intensifie.

Tous les esprits s'emboîtent et les récits s'étalent, et tous les coeurs n'y changeront rien:
Car l’abolie beauté n'est rien, que nous sommes tout et tous vivants à dévorer le mélange, et c'est nos coeurs qui ne peuvent rien, et c'est nos rêves qui s'embolisent et s'enlisent et s'élisent entre eux les plus beaux coeurs tristes détenus des prisons des grands et bons esprits, des aigles dépensés sur les drapeaux d'étoiles qui ne signifient rien.

Tu l'as senti, toi-aussi, cette vague. Et c'est ton coeur qui bat plus fort, c'est ton coeur qui ralentit, qui inonde, qui chavire sur les autres, et tous nous étions des enfants posés sur le radeau où nous manquions de place, où la TRISTESSE est un sentiment beau, pour un centime en lambeau nous brulions nus des bandeaux promenés aux fleuves des longs landeaux, et nous hurlions comme des enfants des faons dont l'amer est défunt, et c'est ton coeur qui bat.

ENFIN.
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