Lâchez-moi.

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D'abord lectrice, j'ai commencé à écrire les textes que j'aurais eu envie de lire. Aujourd'hui, j'ai envie d'en partager certains avec ceux qui le voudront bien. Merci d'être passé  [+]

J’en ai marre. Voilà, c’est dit. On ne me laisse jamais tranquille. Comme j’aimerais être mis de côté, relégué au second plan. Je sens bien que je suis envié mais pourtant il n’y a pas de quoi ! Je suis l’exemple parfait de la charge mentale. On m’en demande toujours plus et, si on me délaisse, je dois m’arranger pour envoyer la bonne notification qui fera qu’on me reprenne à nouveau. Je suis le premier que l’on prend au réveil et le dernier que l’on pose avant de se coucher.

Je suis haï par les autres: la chaîne hi-fi prend la poussière, le téléphone fixe a été débranché, les albums photos papier sont dans les cartons, et j’en passe. Ce n’est pas de ma faute si j’ai été conçu pour savoir tout faire. Pas forcément en mieux mais en tout cas plus rapidement. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, ils finiront bien par se rendre compte de l’imposture ! Les photos sont de moins bonne qualité, le son est mauvais (je grésille même sur les classiques) et les ondes que j’émets sont néfastes pour leurs cerveaux. Parfois, au détour d’une mise à jour, je perds tout ce que j’avais en mémoire. Il fallait s’abonner au cloud l’Humain, je t’avais pourtant envoyé la notif...Mon propriétaire a quand même compris deux ou trois choses et il ne me met plus à jour. Du coup, je fais mine de ralentir ou de perdre plus vite ma batterie avant d’afficher « une nouvelle mise à jour est disponible », mais il efface le message et m’éteins.

Cela dit, j’en ai marre. Je voudrais qu’il me pose pour que je me repose. La seule fois où il m’a laissé tranquille c’est quand je suis tombé dans la cuvette des toilettes et qu’il m’a installé deux jours dans un boite remplie de riz. C’était calme, je pouvais enfin laisser mon esprit divaguer librement sur la toile.

Oh, je sais que je peux tomber en panne. J’y pense de temps en temps...Mais, si c’était le cas, je finirais au fond du même tiroir que mes ancêtres enroulé dans le fil de la batterie, sans même un merci.
« Next » comme ils disent. Je ne suis pas prêt.
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