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La traque

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Tymélion

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"Tu sais, me disait-il, "la première fois que je l'ai aperçu, c'est son parfum qui m'a ferrer pareil à un hameçon alors que je venais juste de la croiser au hasard d'une rue. Seulement quelques effluves qui m'ont instantanément remué les tripes à la maniére d'un alcool fort et tel un plomb m'ont plongé au plus profond de mon inconscient pour m'éclabousser d'une merveilleuse émotion enfuie.Tu sais le genre de souvenir passé et terriblement lointain, égaré dans les pires méandres de ton cerveau et que la vie à bel et bien gommé, du moins en apparence, un souvenir sans lequel pourtant un seul instant tu ne pourrait vivre. Un peu comme d'infinis rouages au sein de nos cellules, lesquels autorisent l'ensemble à fonctionner, à la maniére des ressorts de la pendule, si tu vois ce que je veux dire ! Comme une girouette poussé par un vent soudain et contraire, instantanément, presque instinctivement, j'ai tourné sur moi même tout en commençant à la suivre. je me souviens qu'il avait plut, de grandes flaques innondées le sol par endroit et l'asphalte luisait comme un miroir, j'avançais d'une démarche fébrile, comme sur des oeufs, de peur de briser le charme. Au début elle ne sait aperçu de rien et puis une première fois sentant ma présence et mon regard appuyé, elle s'est retournée, puis sans faire cas de l'incident, elle à repris naturellement son chemin. Moi j'ai continué à lui emboîter le pas, j'étais grisé par ce qui m'apparaissait à présent comme une démarche folle et ne sachant plus très bien ce qui en en moi se tramait . A cet instant précis je me trouvais bel et bien sous l'emprise d'un désir ardent et un un peu flou, un désir inabituel, lequel excitait également ma curiosité et puis après tout, je n'avait rien à perdre. Un peu plus loin elle a tourné à l'angle d'un carrefour et moi, porter par un élan insatiable, j'ai continué sur ma lancée. Puis, quelque enjambées plus loin, elle à stoppé brusquement et pareille à une statue elle sait figer sur place, tout en se retournant pour me faire face. Ensuite, elle m'a laissé patiemment arriver à son niveau et aussitôt elle m'a dit : " Vous me suivez ou je me trompe ? Mademoiselle lui ai je répondu, votre personne, votre parfum, vous venez d'ouvrir en moi une porte que vous seule désormais étes en mesure de refermer, permettez moi de vous offrir un café ou tout autre chose, je vais vous expliquer. Je m'attendais à ce quelle réagise mal, trés mal, qu'elle me traite d'illuminé ou de fou, pour ensuite déguerpir de plus belle. Après un court instant de réflexion, à ma grande stupéfaction, elle me dit " OK,OK, allons y, mais je vous préviens, je n'ai que peu de temps !" Après pendant dix ans, nous ne nous sommes plus quittés et encore aujourd'hui la porte n'ait toujours pas refermée .""
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