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La note

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Diogo Goncalves

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La note
Il était 22h30, j'étais seul chez moi. Je m'endormais à moitié devant l'énième rediffusion d'une série quelconque. Mais un bruit est venu troubler mon sommeil, à peine entamé : Il venait de la porte. Agacé, je me suis levé, tant bien que mal, pour aller jeter un coup d’œil.
Mais arrivé là-bas, rien. Personne devant la porte. J’étais pourtant sûr d'avoir entendu du bruit venant de là... Je m’apprêtais à revenir m'étendre sur le canapé quand j'ai remarqué quelque chose sur le sol : une note.
Quelqu'un avait glissé un mot sous ma porte. Je me demandais bien qui pouvait avoir glissé cette note sous ma porte, surtout à cette heure-ci. Et, curieux comme je suis, je l'ai évidemment lue. Il y était indiqué :


« Ce soir, c'est ton tour ! »


J'ai cru à un canular. J'étais plus amusé qu’effrayé. Sûrement une blague des gamins du quartier.
Je suis retourné sur mon canapé, tout aussi décontracté que je l'étais auparavant.
Mais, à nouveau, un bruit sourd venant de la porte m'a sorti de ma torpeur.
Je me suis levé rapidement, pour essayer de chopper le plaisantin en flagrant délit. Mais une nouvelle fois, personne. Et, encore une fois, une note glissée sous la porte :


« Ce soir, je dévore ton cœur ! »


J'ai pris la note et l'ai déchirée, avant de la jeter à la poubelle, tout en maudissant ces blagueurs nocturnes. Je suis même resté devant la porte pour l'ouvrir dès que je verrais un mot se glisser par dessous, mais sans succès.
Dépité, je m’apprêtais à retourner sur mon canapé quand j'ai eu la peur de ma vie. Cette peur qui m'a poussé à prendre les jambes a mon cou, à fuir aussi loin que je le pouvais.
Une nouvelle note était sur le sol de mon salon. Mais celle-ci, je ne l'ai pas lue.


Car elle avait été glissée sous la porte de mon placard.
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