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La mouche et l’œuf à la coq

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C'était une fois, un jour long, long, très long aussi long qu'un jour sans pain, je dormais comme une souche les pieds en éventail. J'avais bouffé à m'en faire péter la sous-ventrière. Soudain, une fine mouche, moche comme un pou, ramena sa fraise, et me chanta l'Arlésienne. Elle me cherche des noises, la tête de pioche ? Elle ne manque pas d'air !

Comme cette perturbatrice commençait à me courir sur le haricot, j'allais lui faire manger son chapeau, la passer à la casserole puis rendre gorge. Avec moi, faut pas croire que j'y vais par quatre chemins. Et ne pense pas coincer ta bulle !

Peu de temps avant, j'avais mangé du lion, et sourdait en moi, la ferme intention de montrer à cet insecte qui était le patron. Paré de mes plumes de paon, je tombais à bras raccourcis sur ladite tranche de cake. Pas la peine de tirer la tronche, sang de navet ! Inutile d'imaginer que je suis uniquement capable de tuer un âne à coups de figues molles. Tu mordras la poussière, mais avant, tu vas en prendre pour ton grade et ce sera pas la semaine des quatre jeudis que je vais régler ton compte manu militari aussi efficacement qu'un pet sur une toile cirée.

Chose dite, chose faite. Elle reçut une volée de bois vert, et ne put rétorquer ni quoi ni qu'est-ce avant que je ne la mouche.

 

 

Oui, mais où se trouve l’œuf  à la coque évoqué dans le titre de cette histoire ? me demanderez-vous.

L'ordre des choses fut bousculé. La poule que je surveillais de près n'avait pas la tête à se trouer le cul pour pondre. C'était un coq.

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Patrick Gibon · il y a
jeux de mots et de maux et une chute humour noir ou jaune d'oeuf à l'anglaise, une crème qui file à la roastbeef cette fin qui donne faim!
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