La chapelière endormie

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Image de 2017
«Debout!» Je me réveille en sursaut. Au-dessus de moi, de grands yeux bleus, des lulus blondes et un sourire dévoilant des gencives: une petite fille. Je réalise à mon plus grand désarroi que je me suis endormie sur un banc de parc lorsque j’étais en train de lire, à la vue de tous. La petite fille me dit en ricanant: « - Pourquoi tu t’es endormie?
-J’imagine que j’étais fatiguée...
- Ah d’accord. C’est quoi ton nom? Moi, c’est Aurélie, j’ai 8 ans.
-Euh... Salut Aurélie. Je m’appelle Marie-Lune.
-Tu as quel âge?
-17 ans.
- C’est vieux! Veux-tu m’aider à me balancer?
-Euh... D’accord.»

Un groupe d’enfants se balancent déjà, on s’approche d’eux. Les enfants chuchotent en me dévisageant et partent ensuite à la course. Ils ont eu peur. Peur de moi. Peut-être qu’ils ont eu peur de mon rouge à lèvre noir, de mon chapeau haut de forme, de mes cheveux bleus ou peut-être de mon chandail avec une tête de mort. Chandail que je n’avais pas le droit de porter à l’école, quand j’y allais encore. J’avais le chandail agressif, il paraît. J’ai le goût de crier aux enfants que mon chandail ne leur fera pas mal. Mais je ne leur en veux pas, il est plus facile d’avoir peur de ce que qui est inhabituel que d’essayer de comprendre, comme il est plus facile d’être malheureux que d’être heureux. Aurélie s’assied sur la balançoire, tout sourire. Je lui donne une petite poussée dans le dos. À l’aide de ses jambes, elle est capable de se balancer de plus en plus vite. On dirait qu’elle va s’envoler. Pendant que je l’imaginais avec des ailes volant dans le ciel, elle me demande:
« -Est-ce que tu bois souvent du thé?
-Non, pourquoi tu me demandes ça?
-Parce que maman m’as lu une histoire avec un monsieur qui avait un chapeau comme toi et il buvait du thé.
-Ce devait être Alice au pays des merveilles l’histoire.
-Oui, c’est ça!
- Je me suis un peu inspiré du chapelier toqué pour le chapeau.
- Génial, j’ai beaucoup aimé le personnage. C’est à tour de te balancer!» Je me suis assis sur ļa balançoire et Aurélie m’a donné une poussée. À ce moment-là, une homme d’une trentaine d’années est arrivé avec 2 cornets de crème glacé. D’un ton inquiet, il lançe: « Aurélie, viens voir papa.» Elle va le voir, il la serre contre lui. Il lui dit quelque chose que je n’entend pas, le visage souriant d’Aurélie se transforme par un visage apeurée. Mais je ne leur en veux pas, il est plus facile d’avoir peur de ce que qui est inhabituel que d’essayer de comprendre.
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