L'optimiste angoissé

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L’Angoisse du roi Salomon est arrivée un peu par hasard dans ma bibliothèque et un peu par accident dans ma vie, à cette période où l’on se rend inévitablement compte que nul n’est éternel. Que l’âge et les maladies font leur œuvre pour nous enlever les êtres chers.

C’est l’angoisse de vieillir. L’angoisse de mourir. L’angoisse de la solitude, celle de ne pas avoir emmagasiné assez de connaissances ou celle d’avoir manqué sa chance.

Et c’est un livre lumineux. Page après page, on sent la volonté de laisser une empreinte derrière chaque acte. Chaque personnage s’implique dans la Vie à sa manière. Pour Jean, c’est distancier le trop plein d’émotions et de réalité, ouvrir le dictionnaire et chercher la définition plate et intellectuelle de tel mot trop lourd de sens. Pour Cora c’est revivre ses heures de gloire d’avant-guerre, avant que tout ne bascule, et à nouveau se sentir vivante, aimée, femme. C’est enfin Salomon Rubinstein qui va consulter une voyante à quatre-vingt-quatre ans, pour découvrir ce que lui réserve l’avenir.

Ce sont des leçons d’optimisme, de solidarité, d’amour et de choix de vie. Sans volonté de son auteur à la double identité d’écrire un guide du « vivre mieux ». Il s’agit de rencontres, de destins croisés qui influencent une vie, illuminent un quotidien. Cette petite boule de neige d’optimisme de Salomon qui devient avalanche.

C’est un de ces livres qu’on a lu une fois et qu’on n’ose pas relire, de peur d’en atténuer le souvenir.

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Vdblinda Vanden Bemden · il y a
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