L‘ombre

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Une ombre se dessine dans la nuit. Elle se joue des songes. Elle se cabre dans un cri, quand les étoiles retombent enfin dans l’oubli. Je la regarde, elle s’évanouit, enfin presque... elle ressurgit. Cette ombre qui se veut insoumise, se délecte et plonge, dans la ville teintée de gris. L’été et les filles en tongs n’y changent rien, elle en a décidé ainsi. Le regard vide d’ennui, les gestes étranges aux parfums de buis, il faut croire que l’on change. Il faut croire que les pièces s’échangent sans un bruit. Seul le cliquetis de l’horloge nous dérange. Au total d’un décompte silence qui me pousse dans son lit, au-delà des barrières, rêvant maintenant des brumes d’Angleterre, de trails assoiffés de tes yeux et de ta peau au goût de sel, je pourrai enfin m’endormir, épuisé, dans tes bras. Pour revoir l’ombre qui se dessine dans la nuit, l’ombre, l’ombre de ta peau qui, dans les lueurs de la lune, à nouveau me séduit.
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