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L'oiseau lyre et à relire

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K57

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On m’avait prévenu que j’allais en baver.
Quitter mon poste d’architecte pour la peau d’un explorateur !
Pour moi la Tasmanie, avant que je me mette à en parcourir la végétation, était un point sur le globe aux accents exotiques.
Le dernier survivant de la race tasmanienne, une femme, est morte en 1876.
Le survivant dont je suis à la recherche c’est mon frère, ornithologue - psittaciste de renommée mondiale, disparu depuis six mois, pour lesquels les renseignements collectés auprès des autorités locales sont de mauvais augure.... Quel que soient les cieux sous lesquels des scientifiques aient entrepris de mettre fin à un quelconque trafic d’animaux, dérangeant l’équilibre économique indigène, leur fin, à l’image de celle de Diane Fossey en Afrique, fut tragique.
Forêt du Mount Biscchoff. Partie nord de l’île. Quarante degrés. Quatre vingt pour cent d’hygrométrie. Les vestiges d’un campement. Des notes de mon frère. Trois jours que je tente de les déchiffrer.
Il souffrait d’un tic, qui le handicapait considérablement lors de ses conférences ; une sorte de ahanement rauque dont il émaillait toutes ses phrases...Il me semble l’entendre tout autour de moi...En permanence...Je relis ses notes en date du huit juillet ; «  L’oiseau Lyre de Tasmanie est doué de la prodigieuse particularité de reproduire les sons les plus divers...Il constitue par cette faculté une véritable mémoire acoustique de son environnement, le reproduisant aussi fidèlement qu’un caméléon »... En fait, ce n’est pas une impression...Je l’entends vraiment !...C’est sa voix...Les oiseaux Lyre !... Un ahanement ponctué d’un « Bang ».

Si je les capture un à un, leurs témoignages en écho serviront-ils de preuves devant un tribunal ?

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