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L'inspiration trépasse

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Megancolie.brute

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Et plus rien ne m'inspire.
Pas même l'odeur de ton cou, la senteur de tes yeux, la fragrance de ton amour. Je ne parlerai même pas de tes mains, si grandes et douces, aimantes et caressantes, elles ne m'intéressent plus. Et le saut de mes yeux sur l'écart de tes dents, non il n'y a plus aucun amusement là dedans. J'aurais aimé décrire les galaxies constellant tes joues, tes lèvres un peu trop attirantes à mon goût. Je devrais peut-être parler de ces longs cils protégeant ton insistant regard, mais je tais ce détail car il se fait tard. Et s'il avait fallu dessiner tes yeux je ne l'aurais pu. L'étincelle d'une grande intelligence s'y lisait tout comme la saveur de tes traits, mais ce n'était désormais que passé. Et si je devais écrire ton allure un peu déguingandée, finalement je ne t'aurais tracé qu'en fins traits. Il me manquait toujours les mots pour tes cheveux désordonnés, ta chemise préférée, tes paroles trop clichées. Enfin si j'avais du parler de ton esprit, j'aurais rassemblé tous les livres du monde car jamais tu ne t'arrêtais. Et s'il t'arrivait de perdre les mots, c'était bien pour parler d'amour. Et aujourd'hui non, plus rien ne m'inspire, pas même toi. Longtemps j'ai cherché à t'attraper, toi, grand homme torturé. Mais rien a pu te faire rester, pas même les fleurs damnées. Alors je t'ai laissé t'éloigner, lentement, partir loin pour tout oublier jusqu'à ne plus respirer. L'inspiration n'ayant plus lieu d'être avec ta disparition, je ne me terre dans un silence sans nom, attendant que mon souffle se calme. Qu'il se taise à jamais pareillement au tien. Et alors les cris de mon âme cesseront.
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