L'étreinte

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Je la vois s’approcher de moi. Inexplicablement, mon cœur me rappelle son existence. Un doux frisson vient me parcourir le corps à la manière d’une liane qui se tresse autour de l’arbre. Je me sens portée par sa silhouette élancée et ses pas fluides et légers qui se dirigent vers moi à vive allure et, soudain, il me semble que mes pensées s’envolent et me laissent comme adieu un sentiment d’apaisement et de plénitude.

Elle arrive peu à peu près de moi, et je peux déjà sentir son suave parfum qui s’empare de tout mon air et me permet enfin de respirer. Son sourire me réjouit et me fait prendre conscience, à ce moment précis, que l’essentiel dans ma vie, se trouve juste devant moi, sous mes yeux, et que mon essentiel est la détentrice de ce sourire qui a raison de moi. Ce bonheur palpable qui se dégage d’elle devient alors le seul dessein que je tiens à donner à mon humble vie.

La voilà, tout contre moi, ses bras m’entourent et me procurent immédiatement un profond sentiment de sécurité et de réconfort. Maintenant qu’elle me prend dans ses bras, tous mes soucis s’amoindrissent, le monde n’est peuplé que par elle et moi. Mes yeux ne sont voilés que de son image. Mes poumons ne survivent que grâce à son parfum duquel je m’imprègne, ma tête plongée sans retenue dans son cou si accueillant. Mes doigts ne peuvent s’empêcher de vagabonder avec la plus grande des délicatesses dans ses cheveux abondants, si doux, si beaux!

Cette étreinte qu’elle me consacre est si courte, tellement courte ! Mais l’intensité que je ressens quand elle me prend comme ça, cette intensité me fait voyager dans les contrées les plus lointaines et les plus secrètes. Les mots ne peuvent décrire cela. Ce sentiment m’appartient. Je voudrais tellement le partager avec elle, elle qui me fait tant rêver par sa seule présence ! Si seulement elle savait combien elle me transporte, combien elle me fait du bien, combien j’ai besoin d’elle. Si seulement elle pouvait savoir à quel point ce qu’elle me fait ressentir est fort, parfois tellement fort que des larmes d’émotion s’arrachent à moi. Je ne veux qu’elle près de moi. Son soutien est le seul qui me satisfait. Son rire et sa voix sont les seuls sons que je peux entendre inlassablement et qui me rassurent instantanément. Sa peau, si douce, si fine, glisse sous mes mains. Ses mains...ses mains quand elles me touchent attirent mon cœur comme un aimant. Mon souffle devient court et profond. Je tremble, mais elle ne peut pas le voir. Je fais tout pour cacher les signes de ce cœur qui s’emballe si rapidement en sa présence. Je fais tout pour contrôler mes mains quand je les pose sur son corps, de peur de l’abîmer, de la casser comme une poupée de porcelaine. Oh ma Belle, ma Bien-Aimée ! Aucun mot n’est assez doux, assez original, assez beau pour en faire son surnom. Son prénom est celui qui lui va le mieux. Pas besoin d’artifice, pas besoin d’embellir. Tout est authentique et merveilleux.

Puis elle s’éloigne de moi. Physiquement. Elle se détache de notre étreinte, tel un oiseau libéré de toute chaîne, de toute contrainte, aussi libre qu’on peut l’être.
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