2
min

L'arrosoir maudit

Image de K57

K57

11 lectures

1

Fermez les fenêtres, couchez les enfants...Vous allez être oyants de l’histoire de l’arrosoir maudit...Votre vie désormais, ne sera plus la même !...


Le dix sept janvier mille neuf cent quarante trois, Albert Petitlouis, manutentionnaire depuis trente ans au service de la firme d’assemblage d’arrosoirs Gilbert et Fils, assembleurs depuis trois générations et jouissant en place de Genève d’une réputation non encore entachée de l’opprobre que les événements qui suivent lui conféreront, est pris d’un malaise en appuyant sur la commande de l’emboutissement des deux parties réunissant par polymérisation, l’arrosoir numéro six cent soixante six de leur production annuelle...Il aurait déclaré ; « avoir vu dans le ciel passer une comète »...Ses yeux cillés par cet éclair, jamais ne se rouvrirent...Albert fut la première victime du « 666 »...
Livré par le service de maintenance Maurice and co à l’entreprise Passadevant, le fameux « 666 », en date du huit juillet mille neuf cent quarante trois, suivant la commande du trois janvier de la même année, parvient à l’atelier vers seize heures. Tout le personnel de l’entreprise est alors pris de nausées et de spasmes digestifs convulsifs qui le fait se précipiter aux goguenots, là où, dans la bousculade Maurice Fendeur, quarante sept ans, au service de l’entreprise depuis vingt ans, se heurte au chambranle de la porte, et s’octroie une fracture du crane, pour laquelle ni la médecine actuelle ni les imprécations des marabouts, ne parviendront à limiter les complications morbides...Deuxième victime, il tombe sous la malédiction du terrible « 666 »...Juste avant de mourir, à Joan Pérouta, son compagnon de chaîne, il livre dans un spasme, pressentant le pouvoir de l’arrosoir maudit, son testament ; « Fais en sorte que plus jamais il ne nuise ! »...Joan respectant les dernières volontés de son ami, réunit sa famille, autour d’un cérémonial visant à le détruire...Le brasier qu’il allume afin de l’immoler, se propage de quartier en quartier, ratissant de la ville toute la partie nord, dévastant tel un raz de marée, tout sur son passage, semant la terreur et l’effroi...L’onde de choc du « 666 » !...Que les secours retrouvent intact au milieu des décombres...Comme une provocation !...Le pompier Julien Nex, quarante deux ans, père de trois enfants dont Noémie trois jours, devant l’ampleur de la catastrophe réquisitionné ce jour là alors qu’il est en congé de paternité, donne à dix huit heures trente deux, par dépit, un violent coup de pied dans le « 666 », il se foule l’articulation du gros orteil, luxation qui tournera en arthrose sur ces vieux jours et surtout sur ses vieilles nuits...L’arrosoir maudit lui, continue sa course folle...Et atterrit en contrebas sur le pare-brise d’une ambulance qui aveuglée se jette sur les rails au moment du passage du Lyon Genève dont le déraillement figure encore parmi les plus grandes catastrophes ferroviaires mondiale...

...Pardonnez-moi...Je suis obligé d’arrêter ce récit pour vous protéger.
Si vous voulez la suite en connaître, poursuivez-moi outre-tombe. Vous me reconnaîtrez facilement...J’ai un arrosoir à la main.

1

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Image de Subtropiko
Subtropiko · il y a
La Faucheuse a changé d'instrument ! Et le nombre de la Bête continue ses ravages... Excellent.
·