Je t'aime, Mamie

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Salut a tous! Ici je me fais appeler Anna, je viens juste d'arriver sur ce site, tout comme vous tous ici j'adore écrire et lire cela m'aide beaucoup à m'évader. Je ne sais pas quel est la moyenne  [+]

« Tap, tap » Le bruit de mes pas dans ce couloir d’un blanc vieillit, « Tap, tap », mes yeux cherchent sur les portes le numéro qu’on m’a donné. 304, 305, 306, ah trouvé ! D’une main qui se veut confiante, j’ouvre la porte délicatement et j’entre, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, je ne sais pas grand-chose de ton état de santé. Tout ce qu’on m’a dit c’est que ce n’est pas très positif, nan en fait c’est même assez grave.

Il parait que tu n’as même plus la force de te lever, ils m’ont même dit qu’ils t’avaient plongé dans un sommeil pour le moment pour que tu ne souffres plus. Moi, je n’arrive pas y croire, à y penser, la seule chose dont je suis sûr c’est que je vais te voir enfin. J’avance prudemment de quelques pas, je retiens mon souffle, et puis je te voie. Tu es là, devant moi, étendu dans ce lit. Je m’approche, tu es branché avec différentes sortes de fils, je regarde un petit écran au-dessus indiquant le rythme de ton cœur, ta tension. Je ne comprends pas vraiment tout ça, mais tout ce qui compte c’est que tu sois là, vivante, devant moi.

Mon père, mes tantes et mon frère arrive quelques secondes après. Il y a quelques chaises, tu sais, mes tantes elles ont passé ces derniers jours ici, près de toi, à dormir sur ces chaises peu confortable, après tout, tu es leur mère. Ils prennent place dans les sièges et puis il n’y a pas grand-chose à dire, on a tous les yeux rivé sur toi. De base, tu es déjà assez petite et toute vouté par ces nombreuses années, assez maigre, avec différents plies marquant ton âge. Mais là, dans ce lit, endormi, tu sembles encore plus petite et fragile, mon cœur se serre. J’entends dire que sa fait plusieurs jours que tu es comme ça, que les médecins t’on endormi. Tu ne supportais plus la douleur, trop fatigué avec ce corps cassé. Je les écoutes mais je ne dis rien, je te regarde juste et j’ai envie de pleurer, mais je ne peux pas, je ne suis pas seule, il faut que je me contrôle un minimum.

Il est déjà assez tard, c’est un dimanche, un dimanche assez gris et il fait déjà nuit. Nous sommes en février, le 26 pour être précis. Je détourne ma tête, mes tantes ne sont pas très bien, il y en a une qui se met à pleurer doucement, tandis que l’autre pour affronter la réalité, plaisante, rigole. Et puis, je crois qu’une larme aussi m’a échappé, finalement je finis dans le couloir avec elles deux, se réconfortant entre nous. Et dire que c’est quand tu es dans cet état qu’on renoue les liens. Après, on retourne dans ta chambre. Et puis on parle, on rigole, elles m’avaient manqué, nous avons du temps à rattraper.

Finalement on descend chercher des cafés à la machine. Tout est silencieux et assez triste. Tout ce qu’on entend ce sont nos rire dans le couloir, nos rire fatigué, nos rires nerveux un peu aussi et nos rires désespérer. Finalement, ça n’aura pas été une si mauvaise soirée, on aura bien rigolé tout de même, mais il se fait déjà 23 heures 30 et demain c’est lundi, c’est le lycée. Il est temps pour mon père, mon frère et moi d’y aller.

Elles, elles resteront près de toi, tu ne seras pas seules soit tranquille. Les dames du service ont aussi le sourire malgré tout, nous parlons avec elle, il parait qu’elles t’appellent princesse, ma bouche remonte doucement, ça m’apaise quelque part. Nous devons te dire en revoir, ils l’ont déjà fait, il ne reste plus que moi.

Je m’approche silencieusement de ce si grands lit, j’ai la boule au ventre, la gorge bloqué, les yeux brouillés. Je me penche délicatement, je caresse tes cheveux si doux malgré leur âge, je dépose un bisou sur ta joue, tout en moi est prêt à exploser. Mais je ne pleurerais pas, je souris doucement, car en moi je sais et je comprends que c’est la dernière fois que je te voie, et finalement je murmure tout doucement, ces trois petits mots que toi seule peut entendre « je t’aime, mamie ».
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Jean Calbrix · il y a
Vous avez une belle plume pour votre jeune âge, Anna. Vous allez à l'essentiel dans cette situation dramatique dans laquelle les liens se resserre. Vous avez mon vote.
Si vous désirer patiner sur la glace, j'ai ce qu'il vous faut ici : http://short-edition.com/oeuvre/poetik/verglas

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