J'aurai ta peau, sale con !

il y a
1 min
4
lectures
0
J’avais longuement étudié ses déplacements, noté consciencieusement les itinéraires qu’il empruntait. Je m’étais même conditionné pour accroître en moi la répulsion qu’il m’inspirait jusqu’à en éprouver une haine qui m’aiderait – j’en étais persuadé - à porter, le moment venu, le coup puissant, précis qui m’en débarrasserait à tout jamais.
L’attente m’était un supplice en même temps qu’elle revêtait un aspect exaltant. Je sentais monter en moi la tension qui, arrivée à son paroxysme, devrait guider ma main vers son acte fatal.
J’étais seul et cette solitude était indispensable au bon déroulement des opérations qui allaient débuter ; tout témoin m’eût été un poids considérable. D’ailleurs, mes agissements eussent parut étranges à quiconque les eut observés et j’aurais instantanément été jugé comme névrosé, voir comme psychopathe.
Je me dissimulai habilement derrière une poutre qui sortait du mur et montait en diagonale vers la voûte, me masquant presque entièrement dans son ombre. Je sentais que le moment arrivait. Je retins ma respiration et maudis intérieurement toute manifestation de mon corps que j’eus alors voulu de pierre. J’entendais battre mon cœur de manière démesurée ; j’imaginais qu’une intolérable odeur se dégageait de l’ensemble des pores de ma peau.
Je tentai de réprimer en moi jusqu’au moindre mouvement en entendant ma victime approcher. Ca y est ! Elle est là ! Toute proche. D’un seul élan je bondis en avant. Trop tard ! Mon coup s’écrase dans le vide.
Cependant, rien n’est joué. Il ne doit pas m’échapper. Je me jette à sa poursuite, fou de rage ; ivre de sang et de colère. Mais bigre ! Le bougre est rapide ! Qu’importe, il ne m’échappera pas !
De nouveau, le monstre est à ma portée. Je frappe mais encore une fois il est parvenu à esquiver le coup et à repris sa fuite. Je fonce vers lui mais soudain, plus rien, il a disparut ; je ne le vois plus.
« Ce n’est pas possible ; il ne peut pas être loin. Il a réussi à se planquer mais je vais le dénicher ! » Je trépigne, la bave aux lèvres. « Je vais l’avoir ! »
Là ! Il est là ! Il est remonté vers la gauche. L’idiot est allé s’encoigner dans un cul de sac. Je m’élance vers lui et avant qu’il n’ait pu esquisser le moindre mouvement le coup fatal s’abat sur lui. Je m’acharne cependant sur son cadavre ; le frappe et le frappe encore. «Il ne sera pas dit que je me serai fait piquer impunément par un sale moustique de merde ! »
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,