J’ai rêvé l’autre nuit que je retournai à Manderley…

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Coucou à tous, Je me lance afin de récolter de sincères avis sur mes textes ! En parallèle, j'aime également prendre des cours de salsa, de bachata et je pratique le yoga. Et aussi  [+]

Je ne sais pas vraiment si je peux dire que j’ai rêvé tant j’étais angoissée en me réveillant. La sueur me recouvrait tout le corps, j’avais chaud, j’avais froid...
C’était un cauchemar et pourtant j’y ai vécu à Manderley et il me semblait même y avoir été heureuse.
Oui, pendant 13 ans, jeune employée en tant que femme de ménage dans le domaine isolé de Manderley, je me sentais si bien. Le lieu était magnifique. Il n’y avait pas grand monde, seul un jeune couple vivait dans cette propriété.
Et puis, plus je côtoyais ce couple et plus je m’y attachais, plus particulièrement à lui. Le temps passait et je me rendais bien compte qu’il ne me voyait pas comme je voulais qu’il me voit. Ses yeux n’étaient que pour elle. J’enviais leur couple et leur bonheur.
Comprenant que ce couple était lié pour toujours, j’avais envie de partir de ce domaine qui m’avait certes apporté du bonheur mais qui peu à peu me frustrait, me rendait envieuse, jalouse...
Peu à peu, je ressentais de fortes pulsions mais quelles pulsions ?? Les choses changeaient en moi et je savais que j’allais me sentir mieux très bientôt. Mais j’ignorais comment...
La lumière m’éblouissait chaque matin, mais cela me plaisait, allumer les bougies provoquait en moi comme un soulagement, une gratification... je commençais à me sentir mieux. Je pouvais contempler pendant des heures crépiter le feu dans la cheminée, voir ces formes lumineuses danser sous mes yeux... j’étais fascinée.
Et puis un soir, je décidais de partir pour toujours, le couple dormait profondément. Pour cette dernière soirée nous nous étions bien amusés, nous avions fêté mon départ. Je n’avais pas oublié de mettre une petite quantité de cyanure dans chacun de leur verre. Et puis, ils s’étaient endormis et moi je me retrouvais devant le domaine avec ma valise, je contemplais une dernière fois, ses fenêtres, ses murs blanc, sa grande porte en bois... puis, je grattais une allumette et la jeta sur le domaine...
Aujourd’hui, je suis là observant d’un regard vide les barreaux qui me tiennent prisonnière... Et je comprends que la seule chose qui me manque est de pouvoir contempler à nouveau une flamme...
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