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J'ai perdu mes enfants

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Julie

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Je me baladais tranquillement avec mes enfants, quand tout à coup, je m'arrêtais pour regarder un étrange vase dans une boutique. Quelle curieuse forme, quel mélange de couleurs. Je restais là, un court moment à contempler cette création et me demandais à quoi pouvais ressembler l'artiste qui l'avait conçue. Me retournant pour la montrer à mes enfants, je m'aperçu qu'ils avaient disparu. Je tournais la tête, à droite, puis à gauche, encore à droite et encore à gauche.

"Eric, Elise, où êtes vous ?"
Pas de réponse. Un vent de panique m'envahit.

"Eric, Elise, où êtes vous ?"
Toujours aucune réponse. Je frissonnais.

Je remontais l'avenue en continuant à les appeler. Sans succès. La rue était bondée de monde. Personne ne semblait m'entendre ni réagir. Je continuais d'appeler inlassablement. Je marchais à n'en plus finir, et criais à m'en casser la voix. D'ailleurs celle-ci commençait à dérailler. La force s'éloignait de moi. J'avais désormais du mal à m'entendre. Epuisée, j'avais beau tenter de crier, l'extinction de voix qui était mienne à force d'appeler, faisait que même les gens tout à côté de moi ne pouvaient point m'entendre.

Découvrant une plage, je m'y précipitais, c'était marée basse, il y avait du monde. En un instant, la mer reprit ses droits et la marée fut haute. Les gens étaient partis. Je nageais longuement pour revenir au bord, continuant inlassablement d'appeler, avalant par ci par là une gorgée d'eau de mer.
"Eric, Elise"

Sortant de la plage, je découvris un centre commercial. J'y entrais. Quand tout à coup, je retrouvais enfin mes enfants.
"Eric, Elise, au merci mon Dieu, vous êtes là ! Mais que faisiez vous ?"

Ils étaient contents de me voir. Elise blottit sa tête contre mon ventre "Maman, tu es là". Eric était content aussi, mais il a toujours moins manifesté ses sentiments. "T'étais où maman ?"
"Mais je vous cherchais ! J'étais folle d'inquiétude !"
Eric sembla comprendre sa bêtise "Oh pardon maman"
"C'est rien mon coeur, viens, partons"

J'entraînais les enfants dehors et nous avons marché longuement. Nous sommes entrés dans une immense bâtisse que j'avais loué pour la nuit, un gîte sans doute.

Il était maintenant l'heure d'aller au lit. Les enfants choisirent une immense chambre. Jamais je n'en avais vu de si grande. Plusieurs lits 2 places trônaient dans la pièce, placés là comme on auraient balancé des chaussures en entrant chez soi. De grosses couettes étaient posées en vrac sur les lits. Elles avaient chacune une couleur, sombre : bleue, verte, marron, ect.

Un petit câlin à chacun et les voici couchés dans le même lit. En effet, malgré le choix possible, ces deux là avaient choisi de rester l'un près de l'autre.

Je redescendais dans le salon par le large escalier. Arrivant dans la pièce, je vis un homme d'une quarantaine d'années au visage effrayant qui tapait sur la vitre comme pour essayer de la briser. Je pris peur. Apercevant un bâton pour fermer le rideau, je le tournais brutalement. L'homme continuait d'hurler mais il descendait progressivement sous le rideau. Quand tout à coup, je ne le vis plus.
Me retrouvant dans la pénombre, j'allumais vite la lumière, très craintive.

Je remontais voir mes petits. Ils ne dormaient pas.

"Maman j'ai peur" s'empressa de me dire Eric quand j'entrais dans la pièce. Il se blottit contre moi.
"Mais non, voyons mon coeur, tu ne risques rien. Allez, c'est l'heure de dormir mes amours".
Les bordant à nouveau, je montais au 2ème étage pour visiter cette grande demeure inconnue et terrifiante.

J'étais occupée à regarder par la fenêtre quand j'entendis la porte s'ouvrir dans un grincement.

Je me retournais et vis un homme d'une cinquantaine d'années s'approcher de moi. Un peu enrobé, il avait le visage très en colère et menaçant. Dans une main, il tenait le vase que j'avais observé dans la boutique cet après midi là.
"Je suis venu vous chasser madame."

Il se rua sur moi. J'étais pétrifiée de peur. Et tout à coup je m'aperçu qu'il avait un pistolet dans son autre main et surtout qu'il le pointait sur moi.

Par je ne sais quel miracle, je réussis à lui prendre des mains et à le pointer sur lui. Il essayait de dévier mon poignet mais je résistais.

Je tirais à plusieurs reprises.

Un liquide gicla sur lui, dans ses yeux, dans sa bouche, sur ses joues. Il ouvrait la bouche, comme pour boire le liquide. J'étais terrifiée. Il ne semblait pas disposé à vouloir mourir.
"Laissez moi, laissez moi" hurlais je.

Et ma voix me réveilla. Heureusement d'ailleurs, car j'allais être en retard pour le travail. Voilà 45 minutes que j'aurais dû être levée.

Je me levais, la mine déconfite, encore aux prises de cet odieux cauchemar, je n'arrivais pas à m'apaiser.

J'entrais dans les toilettes, allumais la lumière, fermais à clé. Mince, la lumière ne s'est pas allumée. J'appuyais de nouveau sur le bouton, angoissée. Toujours rien. J'appuyais encore. Ouf la lumière s'allumait enfin.

Je sortais des toilettes et entrais dans la salle de bains. Une fois nue, je grimpais dans la baignoire et tirais le rideau de douche.

Je commençais à savonner mon visage quand j'entendis
"Non mais vous ne croyez quand même pas m'échapper comme cela !"

Rinçant mon visage en un mouvement, j'ouvris le rideau de douche et... l'homme au pistolet était là...
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Utilisateur désactivé · il y a
Outre les imperfections qui vous ont été signalées de manière parfaitement claire par Lila Rouge, j'ai été gêné dans ma lecture par quelques scories qu'il vous serait facile d'éliminer si vous décidez de retravailler ce texte. Exemple : "La rue était bondée de monde" - quand un endroit est bondé, c'est qu'il est plein de monde, mais en général c'est un espace clos. Une rame de métro peut être bondée, une rue sera plutôt pleine de monde ou envahie par une foule. Autre exemple : « Apercevant un bâton pour fermer le rideau, je le tournais brutalement » - voilà une tournure singulièrement obscure ! J’avoue que mon imagination est restée impuissante à me représenter de quelle façon ce sacré rideau peut bien se fermer et ce que vient faire le bâton dans l’aventure ? Dernier exemple : votre « homme d'une quarantaine d'années » prend dix ans d’un coup en quelques lignes – ou bien il ne s’agit plus du même individu ? Ecrire pour être lu est une démarche louable, mais elle suppose un préalable incontournable : IL FAUT TOUJOURS SE RELIRE AVEC SOIN, et ne pas lésiner sur le nombre de relectures.
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Paul Ralston · il y a
J'ai plutôt bien apprécié, même si il y a quelque défauts déjà cité par Lila Rouge du point de vue de la grammaire. Je ne m'attendais pas du tout à la fin, sans doute car je me suis bien laissé porter par l'histoire. La réapparition de l'homme au pistolet à la toute fin était bien trouvé.
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Julie · il y a
Merci beaucoup
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Lila Rouge · il y a
Eh bien honnêtement, puisque vous voulez un avis sincère, je dirais que ce n'est pas très très bon (avis personnel, hein ?). Deux choses m'ont dérangée en particulier : d'abord l'orthographe, puis la linéarité de la narration. Comment dire... On a là une rédaction scolaire, qui décrit les choses assez platement dans leur ordre chronologique, et qui a deux effets regrettables : le premier, c'est qu'on anticipe la chute dès le début (extinction de voix, caractéristique dans les cauchemars, puis le coup de la plage, qui n'offre plus aucun doute). Le deuxième, c'est que, inévitablement, plus il y a de rebondissements et plus on s'ennuie. A mon (humble) avis, un peu de poésie, de mystère, auraient ajouté de l'intérêt au texte. La vraie faiblesse de cette nouvelle, c'est l'absence de style. Voilà, n'y voyez rien d'autre que mon ressenti de lectrice.
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Lila Rouge · il y a
Je n'ai pas précisé : quand je dis "orthographe", je veux surtout parler de la conjugaison du passé simple. Et j'avais oublié de souligner l'absence d'émotion assez étonnante chez une mère qui perd ses enfants (car trop dans la description).
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Julie · il y a
Merci beaucoup pour votre avis sincère, c'est en effet ce que j'ai demandé. J'ai écris avec mon coeur, tant pis si ce n'est pas parfait. En réfléchissant aux remarques, je pourrai (peut être) m'améliorer.
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Lila Rouge · il y a
Personne, jamais, ne pourra prétendre avoir écrit un texte parfait. Je vous donne juste un aspect de ce que peuvent ressentir des lecteurs (enfin moi, en l’occurrence), mais nous n'avons pas tous les mêmes exigences. Je ne prétends pas non plus être une bonne critique littéraire, loin de là. Et oui, on finira tous par s'améliorer (j'espère !) mais c'est sûr que ça ne se fait pas en un jour, et que nul ne peut prétendre être bon dès le début (ce serait trop simple et même pas drôle).
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Christine PL · il y a
j' ai pris un tres grand plaisir à lire cette histoire....
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Julie · il y a
Merci je suis touchée
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