1
min

inutile

Image de Marine

Marine

4 lectures

0

Et, à quoi se raccroche-t-on lorsque tout fout le camp ? Qu’est-ce qui reste, qu’est-ce tient le corps debout quand tout se dérobe sous nos pieds ?

Rien n’est fixe mais tout sombre dans le néant qui attend ces souvenirs en riant. On perd tout d’hier en se souciant de demain, oubliant le présent, qui restera figer qu’un temps dans nos cerveaux matérialistes. Tout se détruit, par bout, délicatement sans que notre chienne de conscience ne puisse réagir, omnibullée par des faux semblants contraignants notre pseudo coeur soumis aux désirs instables et si insatiables. C’est la lente perte de notre vie, c’est triste mais la réalité est ainsi.
J’écris pour oublier tout en me rappelant mes souvenirs. Je pose tous ces mots qui viennent se rattacher à hier. Tout file beaucoup trop vite, le blues du soir est devenu ma principale compagnie chaque seconde, il frappe un peu plus profondément mes entrailles. Mon âme toujours autant tourmentée, depuis toujours, comme si je savais au fond de moi que je ne peux vivre pour demain tant hier me brule le ventre rien qu’en inspirant une image, un souvenir, un son ou peut être une odeur. Cette lâcheté de mémoire me contredit jouant avec mes incertitudes pour détruire la réalité constructrice dans sa dévastation d’hier, pour demain.
Je meurs avant le corps.

Thèmes

Image de Très très courts
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,