Fils de qui

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Attention, il ne faut pas toujours vouloir connaître la vérité au risque de se faire du mal, beaucoup de mal. Jocelyn était convaincu de cet adage, mais il savait qu’il devait quand même aller au bout de sa démarche.
D’où venait-il ? Qui était-il ? Il devait le découvrir par tous les moyens mis à sa disposition en ne comptant que sur lui-même.
Il savait qu’il était différent, il le sentait, même si cela ne se voyait pas au premier regard. Sa différence, il l’assumait tant bien que mal. Il était ce qu’il convenait de définir comme étant : surnaturel, au sens littéral du terme, c’est-à-dire qu’il se trouvait au-dessus des lois de la nature. Il pouvait soigner et guérir simplement en regardant l’âme des personnes qu’il rencontrait, sans même-parfois qu’ils en soient conscients.
Dans sa famille, nul autre ne possédait ce don, et malgré ses questions, il ne pouvait avoir d’information sur cette particularité. Il savait qu’il était un enfant adopté et que ses parents biologiques étaient morts dans un accident. Mais était-ce la vérité. ?
Il n’était plus un enfant et maintenant il avait besoin de se confronter à ses peurs, et découvrir ses origines. Alors s’armant de courage, il décida d’entreprendre le voyage dans sa ville natale Loradana.
Il avertit sa famille de ce voyage, leur en expliqua le but. Devant sa détermination, ses parents lui donnèrent une partie de la vérité et lui racontèrent comment et par qui s’était déroulée son adoption. Cette adoption était advenue alors qu’il était encore tout petit ; elle avait été menée par la mère supérieure du monastère de Loradana, qui recueillait les enfants sans famille. Elle avait alors fait le nécessaire pour qu’il soit adopté rapidement par des gens convenables.
Il partit immédiatement sans attendre plus longtemps tant il lui importait de savoir qui il était réellement. Il arriva à Loradana tard dans la soirée ; il trouva un petit hôtel pour passer la nuit et se restaurer. Le lendemain, il se rendit au monastère pour rencontrer celle qui avait été l’instigatrice de son adoption. En arrivant devant la porte, il ressentit un sentiment étrange et éphémère et fut transporté à l’intérieur sans avoir bouger !
La mère supérieure semblait l’attendre et ne fut pas surprise de sa venue ; elle était assise dans un grand fauteuil à haut dossier et l’invita à prendre place sur une chaise prévue à cet effet. Elle lui adressa un grand sourire et commença un récit époustouflant.
Il était le descendant du mage Artigan et de la fée Régeane, qui étaient à leur époque, de puissants magiciens doués de pouvoir surnaturels. Leur principal don était bien sur le don de guérison qu’ils avaient tout naturellement transmis à leur fils. La mère supérieure lui expliqua que ce don était très particulier et qu’il fallait en faire bon usage. Il ne se manifestait qu’en de rares occasions, et pas à la demande car ce n’était pas un jeu, chaque utilisation affaiblissant la personne qui l’utilisait. Il convenait donc de le maîtriser.
Pour cela, il était important qu’il sache s’en servir correctement. Aussi, elle lui expliqua que ses parents n’étaient pas décédés, mais qu’ils vivaient dans un autre monde. Un monde où ils pouvaient exercer leur magie sans aucune crainte, ni représailles. Il demanda alors pourquoi ils l’avaient abandonné dans ce monde ci. Sa réponse le désorienta quelque peu. Il devait grâce à son don, aider les uns et les autres à avoir une vie meilleure, prendre le temps de les écouter et faire en sorte que tout se passe bien et du mieux possible. La tâche n’était pas simple, mais il pensait pouvoir la mener à bien.
Il remercia la mère supérieure en lui faisant la promesse de ne pas faillir à sa mission. Il ressortit de la même façon du couvent. Il retourna à l’hôtel, fit ses bagages et partit illico. Il retrouva ses parents adoptifs, leur expliqua tout ce qu’il savait et pourquoi il avait accepté cette mission.
Il leur promit de se servir de son don à bon escient et eut une pensée pour le mage Artigan et la fée Régeane, qui le lui avait transmis en les remerciant mentalement.
Oui, il en était sûr maintenant la vérité vaut mieux que toutes les incertitudes ! Il allait pouvoir mettre en pratique ses talents particuliers, au service des autres. Alors, pour mettre de l’ordre dans ses idées et se faire à sa nouvelle filiation, il sortit faire une ballade régénératrice le long du grand canal.

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