FABULATIONS

il y a
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Totalement débutante, j’ose me lancer avec modestie dans l'écriture, et j'y prends goût ! "Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été" Albert Camus "Il n'y a pas de  [+]

Je délire le nez dans mon livre. L’auteur se livre, délivre son récit, je m’enivre. Je plonge et replonge avec délectation dans ses écrits. Menotté au récit, chevillé à l’histoire, livré entièrement aux mots. Je lis, relis, lie, déplie, noue et dénoue mes neurones.
Je m’initie au journal de l’intime. Je déverse chaque jour sur la feuille, à l’abri de tous regards, mes pensées profondes, mes rages, mes désespoirs, mon trop plein. Je chemine, apprends, reprends. Délivre-moi de ce passé trop lourd, ma mémoire me joue des tours.
Je vis à Venise. Dans la flamme de ses yeux, se reflète l’ombre de mon âme, son souffle dépose sur ma joue les mots envolés de sa bouche entr’ouverte. Douces prémices de moments plus intenses. Nos corps liés livrent leurs soupirs, elle murmure. Je peux lire sur sa peau les blessures d’une vie. Sa sueur, perle de rosée, laisse un goût salé sur ma langue. Duo tremblant, désir advenu par surprise, chaud, brûlant, chancelant, bouleversant. Je suis ivre de vivre. Je vais la suivre jusqu’au bout de ce livre. Aphrodite m’accompagne, me susurre les paroles de Serge Reggiani « Venise n’est pas en Italie, n’est pas là où tu crois » Venise c’est toi et moi.
Je suis en Espagne, terrassé par un été trop ardent. Elle se cache derrière son éventail, ses yeux noirs me fixent, le Flamenco m’embrase, elle m’ensorcelle. Les flammes de l’enfer nous lèchent déjà les pieds. Emportés dans une chevauchée lyrique sur notre citrouille flamboyante, carrosse vacillant de notre vie, le ciel et la prairie s’unissent pour nous écrire des poèmes d’amour. Nous lisons la nature, des vagues d’inspiration nous fouettent le visage, les embruns éclaboussent nos pensées, le soleil vert se rapproche, Eole nous élève à la crête de la houle. Nous voguons hors du temps.
Non ! Hadès demeure en ton royaume, je ne prendrai pas encore la barque pour traverser l’Achéron.
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JL DRANEM · il y a
Une lecture qui sent le souffre; certaines lectures peuvent nous entrainer très loin !